en une : Le raisonnement par récurrence

Liberté et déterminisme

Philosophie > sujets expliqués - 19/06/2018 - Question simple
                
Non, c’est plus complexe que cela. Cela dépend des positions en question. Pour Spinoza, si chaque instant de la vie matérielle se trouve effectivement déterminé, dans la mesure où l’homme n’a pas le pouvoir de changer la façon dont il est agi par les choses, en revanche, nous pouvons considérer qu’il a un pouvoir intellectuel de changer la conscience qu’il a des choses : il peut se rendre libre en prenant conscience de la manière dont il est déterminé, ce qui fait que l’éthique spinoziste et la liberté résident dans la manière de se penser et d’accepter intelligemment le cours des évènements. Pour Schopenhauer au contraire, le déterminisme est l’objet d’une souffrance, dans la mesure où l’homme sera toujours confronté aux limites de sa conscience et à la fatalité de son déterminisme. Pour Nietzsche, l’impuissance de la conscience permet de considérer qu’il y a une forme de liberté dans la manière dont le corps peut être le lieu d’une sagesse, d’une reprise en main de soi et d’une façon d’habiter le monde (pouvoir du corps à condition de l’écouter).
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