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Sujet / exercice : plan de dissertation (sans intro ni conclusion)
Posée le :
Type de demande : Correction d'un travail
ésir
Si le besoin semble être « immédiat » - il est spontané, voire parfois inconscient ? le désir semble être beaucoup moins rationnel. La perception d'un objet paraît relayée par l'imaginaire qui va rendre l'objet désirable.
Ainsi, Stendhal décrit le processus de cristallisation de l'amour par la métaphore de la branche d'arbre tombée dans les mines de sel : l'objet est entièrement recouvert d'une illusion qui le rend désirable.
3. dans cette optique, pourquoi désirer ce qui n'est pas nécessaire ?
L'approche économique du désir selon Deleuze et Guattari : le désir est une « machine à désirer »
Le désir est une production et non un manque à combler. Il est donc premier (antérieur à l'objet désiré) et cherche un objet.
L'objet n'a donc pas de valeur en soi : la valeur qu'on lui porte n'a rien à voir avec son utilité
II. La conception girardienne du désir
1. le désir motivé par le désir de l'autre
Pour René Girard, ce n'est pas tant l'imaginaire qui donne de la valeur à l'objet mais le fait qu'il soit désiré par un tiers. Le désir ne se pense plus dans une relation entre sujet / objet mais dans un triangle : le triangle mimétique
L'homme est conçu comme un individu mimétique ? c'est à dire sans cesse imitant les autres ? et c'est le propre de l'homme que de désirer ce que désirent ses contemporains.
2. la spirale mimétique
Mais l'imitation va plus loin : le désir de l'objet que possède l'autre donne lieu à la rivalité. Le désir conduit à la violence, exutoire d'une tension insoutenable entre les deux individus.
Une fois que l'autre se sera désintéressé de l'objet en question, celui-ci n'aura plus aucun intérêt et je n'éprouverais plus aucun désir à son égard.
Le désir d'un objet devient en fait le désir de l'autre.
3. dans cette optique, pourquoi désirer ce qui n'est pas nécessaire ?
Là encore, la valeur portée à un objet ? qui le rend désirable ? n'est pas liée à son utilité, à son caractère indispensable, mais au désir qu'il fait naître chez l'autre.
Le désir porté à un objet n'est donc pas directement lié à son intérêt réel, surtout pris dans son éventuelle nécessité. D'autres facteurs font de n'importe quel objet quelque chose de désirable : l'imaginaire qu'il appelle en moi et le regard que porte l'autre sur cet objet.
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