en une : Sujet : causes de la crise de 1929

Quelle problématique pour commencer mon commentaire de texte sur spinoza ?

Philosophie > sujets expliqués - 03/01/2008 - Question simple
                
Ce texte porte certes sur le désir, mais plus fondamentalement sur la définition de la liberté. Votre seconde proposition est en ce sens meilleure que la première , dans la mesure où elle montre bien que Spinoza se sert de l'exemple de l'opinion commune (et non de l'opinion publique, pour corriger votre première proposition de thème), c'est-à-dire de la compréhension commune du désir, pour la réfuter en montrant que l'homme n'est pas libre parce qu'il se libérerait de son désir. Tout au contraire, Spinoza défend l'idée que la puissance d'agir de l'homme dépend de son conatus, c'est-à-dire de sa capacité à s'affirmer dans l'existence, et de réaliser son appetit. La liberté ne dépend donc pas de la possibilité de s'affranchir de toute cause (ce qui n'est en effet que l'influence illusoire du souvenir du passé qui nous fait croire que nous pouvons nous affranchir des causes présentes parce que nous avons vécu des choses analogues, ce qui correspond effectivement à la deuxième proposition de thème que vous faites, ainsi qu'à la troisième, puisque l'illusion de la liberté est illusion du souvenir, c'est-à-dire illusion créée par la connaissance du passé). S'affranchir du passé est en effet impossible et ne traduit que de l'ignorance de notre condition réelle d'êtres naturels toujours déterminés. La liberté tient plutôt à notre capacité à comprendre ce qui nous détermine réellement pour abonder dans le sens de cette détermination, pour accepter en somme le déterminisme. Dès lors, je vous propose de compléter votre fomule par : "comment le désir, qui paraît de prime abord aliéner l'individu au souhait d'une chose considérée comme extérieure et indépendante de lui, peut-il être le moyen de la liberté d'un homme, qui comprend par lui la façon dont il existe et se développe dans l'existence ?"
Pour terminer, s'il y a repentir du passé, c'est en effet que nous prenons ensuite conscience que nous n'étions pas libres, mais que nous avons voulu agir contre ce qui nous déterminait et que nous n'avons pas réussi.
Pour l'opposition à Descartes, ce n'est pas tout à fait juste : Descartes pose la question du libre arbitre, notamment dans ses Lettres à Mesland, mais finit par refuser un "liberté d'indifférence", et à déclarer que la question de la compréhension de la liberté est inaccessible à un homme qui ne peut saisir les conditions exactes de l'union de l'âme et de corps. Il y a donc l'affirmation conjointe de la liberté et du déterminisme, qui reste un mystère. Spinoza dépasse l'interdit ou le mystère pour affirmer le déterminisme total, et une forme de définition stoïcienne de la liberté comme capacité à accepter ce qui nous détermine.
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