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Pourquoi une morale ?

Philosophie > sujets expliqués - 29/12/2010 - Question de cours
                
Bonjour à tous et bonnes fêtes

J ai une dissert pour la rentrée de janvier. Pouvez vous me donner votre avis et vos corrections
Merci d avance
Chloé

Pourquoi une morale ?


Le mot pourquoi est utilisé lors d’une question ; soit pour quelle raison, quel motif. Pour la raison elle peut être intellectuelle (parler ou agir). Pour quel mobile c’est la force irrationnelle qui pousse à agir ou à parler. La morale est un ensemble de règles de conduite concernant les actions permises qui sont universelles. Ces règles et ces valeurs définissent la norme d’une société. Mais ces règles sont différentes selon les peuples. Selon le sociologue Durkheim « chaque peuple à sa morale qui est déterminée par les conditions dans lesquels il vit ». Ainsi la morale donne les règles de conduite nécessaire et universelles. L’homme semble avoir besoin de la morale pour vivre sous une organisation de principe ou chacun a le devoir de respecter la vie d’autrui. On peut se demander quelle est la place, la fonction véritable de la morale. Dans un premier temps nous examinerons des devoirs qui constituent ce que l’on appelle une morale. Puis nous verrons que la morale est liée à la liberté.

L’ensemble des devoirs constitue ce que l’on appelle une morale. Selon une interprétation sociologique, fondé la morale sur la nature directement ou indirectement c’est nié la spécificité de la vie morale, c’est ramener les valeurs à la réalité empirique et de mes désirs. C’est réduire l’impératif morale. Hors celle-ci se présente sous la forme d’une obligation, d’un devoir qui peut aller contre nos intérêts mais que l’on fait quand même. Le devoir est une force qui nous permet d’agir ou de parler. La morale pour le devoir est collectif et coercitif. Si le principe du devoir vient de la société et est extérieur à ma volonté personnelle, il arrive que nous rejetions cette exigence de la société. On peut trouver un exemple de cette action dans la tragédie de Sophocle : « Antigone ». La pièce raconte qu’Antigone s’oppose aux ordres du Roi Créon car elle désobéi en voulant faire les honneurs funèbres à son frère devenu un traitre. Elle s’oppose aux lois écrites à sa conscience personnelle à sa morale qui s’oppose à la volonté de l’Etat. Donc elle désobéit, car pour elle sa morale lui permet d’enterrer son frère et de n’écouter que son devoir qu’elle semble bon.

L’homme a besoin d’une morale pour fonder des lois universalisable. Selon Kant la morale ne peut être fondé sur les sentiments, les passions car pour lui la loi morale vient de la raison définit par des règles. Or la morale commande d’agir de telle sorte que notre action réalisée puisse prendre une valeur universelle. Le devoir morale doit être possible pour tout le monde. Exemple dans la morale Kantienne, il s’agit d’une morale du devoir, il annonce 3 commandements. Notre argument ci-dessus s’appuie sur la phrase « Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en règle universelle ». On peut prendre comme support le texte de Kant Le principe d’universalisation qui explique que si le mensonge est universalisable alors pour conséquence le langage n’aura plus de fonction. Donc on ne peut pas universaliser la règle du mensonge par devoir du respect de la langue par moral en faite pour le langage.

L’homme possède une valeur absolue car il possède une raison qui lui permet de concevoir une idée, tel que le Bien, le Mal et définit les règles morales. La morale est supposée permettre d’instaurer entre les gens des rapports fondé sur le respect, elle l’opposé de la nature. Le respect dut à la raison s’étend évidemment à la personne humaine. La personne raisonnable n’est pas seulement la source des valeurs mais elle aussi la valeur par excellence. On peut s’appuyer sur une autre maxime de Kant « Agis toujours de telle sorte que tu traites l’humanité, en toi et chez les autres, comme une fin et jamais seulement comme un moyen ». À partir de cette maxime on comprend, que la morale de ce devoir du respect de l’autre abolit l’esclavage ainsi que toute forme d’exploitation de l’homme par l’homme. La raison peut nous indiquer que l’on ne peut faire à autrui ce que l’on n’aimerait pas subir sois même. Le devoir du respect fait partit de la morale pour qu’une société est plus d’égalité entre les hommes. Suite à ces premiers développements, nous allons voir que la morale ne sert pas seulement à faire son devoir mais elle est aussi liée à la notion de liberté.

Puis nous pouvons penser qu’avoir une morale signifie avoir des opinions différentes mais aussi posséder une certaine liberté pourtant encadré de lois. Selon l’opinion commune, on pourrait penser que être libre signifie faire ce qu’il nous plait c’est-à-dire sans règles ni lois. Selon Nietzsche la morale prive les personnes de liberté et oppresse les peuples. L’absence de morale c’est adire de loi dans une société assurant théoriquement la liberté de tous, aboutirait en faite, à l’écrasement du plus faible par le plus fort. C’est la loi de la nature. Donc si on suppose que la société a besoin de la morale, on pourrait dire que la morale serait une stratégie pour laquelle ce qui est désavantagé par la nature retourne la situation en leur faveur en empêchant les forts d’exercer leurs puissances. Dans le contrat social, Rousseau dit : « l’homme est née libre, et partout il est dans les fers ». Ainsi il distingue la liberté naturelle et la liberté civile. La liberté naturelle qui est un droit illimité et le principal est la force de l’individu. Chacun faisant ce qu’il lui plait s’expose surtout à subir ce qu’il plait aux autres de lui faire subir. Mais l’homme possédant une morale est libre mais doit obéir à certaine lois de la société.

Ensuite on peut dire que posséder une morale signifie aussi que l’être humain peut lutter contre l’acte libre qui en réalité n’est pas l’acte libre. La morale nous permet de réfléchir et de pouvoir prendre une décision, on appelle cela le libre arbitre. La liberté se manifeste dans les choix et ses choix sont pris selon le choix de notre morale. Sans la morale on pourrait assister à l’acte gratuit qui n’est pas réfléchit et qui ne prend pas en comptes les conséquences de l’acte effectuer qu’il soit bien ou mauvais. Par exemple dans les Caves du Vatican le romancier André Gide imagine l’acte libre ^par excellence : le crime gratuit du personnage Lafcadio qui, dans un compartiment de train, précipite un voyageur dans le vide sans aucune raison juste pour se prouver son absolue liberté il est déterminer par le désir de commettre un acte gratuit c’est-à-dire sans raison de le faire juste pour le plaisir. Dans cet exemple on peut constater que sans la morale l’homme se considère comme libre mais en réalité il ne l’est pas car suite à cet acte cet homme peut lui arriver la même chose et donc nous ne pourrions vivre dans une société libre. Dans cet exemple la morale conserve nos libertés de chacun.

Enfin on peut penser que la morale nous permet de nous échapper aux lois de la nature qui veulent que rien n’arrive sans causes antécédentes.la morale est lié à la liberté métaphysique. La liberté morale, comme le libre arbitre suppose une volonté indéterminée. Une science de la nature suppose un déterminisme qui affirme seulement que les évènements sont liés entre eux par des lois de la nature et que seul un miracle faire l’exception à ces lois. Mais l’homme qui possède une morale n’a pas besoin d’un miracle pour se libérer des lois de la nature. L’homme par des techniques efficace peut transformer des obstacles en moyen pour se libérer. Nous pouvons prendre exemple dans les propos d’un certain Alain qui prend l’exemple d’un navire à voile qui louvoie. Les vents sont contraires pourtant le voilier continue à avancer. Et on sait que le marin n’a pas eu besoin d’un miracle pour modifier le cours des vents. Mais il a utilisé les lois naturelles : » l’homme oriente sa voile, appuie sur le gouvernail, avançant contre le vent par la force même du vent ». On peut donc dire que si le monde physique ignorait le déterminisme il croirait toujours à des miracles pour faire avancer les choses et il n’y aurait aucune liberté possible. Or la liberté est l’obéissance de la morale.

En conclusion, nous pouvons dire la morale a pour fonction pour l’être humain sous forme de devoirs qui peut être personnelle ou pour le collectif et qui permet a l’être humain de vivre en société tout en respectant les devoirs qu’il doit faire qu’il soit pour ou contre. Mais l’homme possède une raison qui lui permet de décider par lui-même le devoir qu’il doit faire selon sa raison et pour cela il doit se poser la question sur l’universalité, est-il possible que cette acte sois faisable par tout le monde. Et la morale à pour fonction d’installer le respect entre les hommes pour qu’une société fonctionne. La morale a pour autre fonction de garantir les libertés d’autrui même si la morale instaure des règles. Mais ces règles sont là pour le bon fonctionnement de la société. Par exemple empêcher l’acte gratuit ayant peut être de grave conséquences. En réalité l’homme est libre à travers les règles édité par la morale. Si il n’y a pas de règles la société se détruirait par elle-même et on arriverait a une seule loi : la loi de la nature. Mais on a pu voir que l’homme peut détournée les lois de la nature grâce à sa morale et son intelligence qui lui permette de s’opposer au déterminisme et donc d’être libre. On pourrait faire une objection et si la morale n’est en fait qu’ un en ensemble de conventions qui servent à l’homme de mieux vivre.
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