en une : Le lexique de français

Commentaire de texte

Histoire (college, lycee) > sujets expliqués - 20/10/2008 - correction
                
Bonjour je suis étudiante en histoire et je suis en deuxieme année. Voila déjà plus de trois semaines que je bloque sur le texte c'est en historiographie à la rigueur peut m'importe mais je ne trouve pas le plan je sais pas quoi mettre j'essaye de décortiquer le texte rien il me faut dans ce cas la corection intégrale ou en tout cas le plan pour mon commentaire et toutes les idées. qu'il s'en suit. Veuillez m'aider s'il vous plait je coule. ET pour l'instant aucun tuteur a la fac donc voila Merci de votre aide. En sachant que je sais qui est Ce que j'ai trouvé pour le texte:Mehegan c'est un homme des lumieres qui a un projet d'un histoire dont la connaissance est utlise aux hommes. L'histoire doit instruire les hommes, lui fournir des modeles en particulier à l'honnete homme , trouver des lecons sur ce qu'est le bon gouvernement.Il faut trouve ces lecons dans la naissance et la chute des empires etc.... Il est contre un ehistoire particuliere il s'en prend a Bossuet dont il admire le style mais critique la démarche.Il defend l'idée d'une histoire globale et universelle afin d'avoir une vision globale et non compartimentée de l'histoire. C'est a peu pres tout ce que j'ai compris trouvé... Je ne peux me permetre de payer chaque fois 7 euros c'est deja pas mal donc je vous demande un plan avec toutes les idées pour le commentaire de ce texte. Ca fait 3 semaines que j'y suis je bloque... Merci d'avance. Voila le texte ci-dessous:

L’histoire est la science des faits dont la connaissance est utile aux hommes. J’appelle utile aux hommes, tout événement qui peut faire la véritable religion et démasquer les fausses, montrer les ressorts des gouvernements et donner des connaissances relatives a leur tranquillité ou a leur gloire influer, par le développement des lois, sur le bonheur des sociétés fournir des modèles de conduite, et augmenter les vertus ; contribuer au progrès des sciences et des arts, et en nous rendant plus éclairés, nous rendre plus heureux.
Il est inutile de faire l’éloge de cette science : elle est l’inépuisable dépôt, ou l’esprit humain va chercher des connaissances et ses devoirs. Un de ses caractères distinctifs, c’est quelle n’a point de partie qui ne soit une source d’instruction et d’agrémens. Mais si les histoires particulières ont de si précieux avantages, quels doivent être ceux des histoires générales? Les premières nous peignent un siècle, un peuple, un grand homme; les autres nous peignent tous les siècles, tous les peuples, l’humanité entière. Quel spectacle, que de voir les hommes isoles d’abord, se réunir insensiblement par le lien des besoins et des plaisirs; les sociétés s’étendre, s’agrandir et devenir des états; les empires s’élever, s’accroitre, dévorer les puissances voisines, parvenir au faite de la grandeur, et menacer d’engloutir un hémisphère; puis s’écrouler tout-a-coup, pour renaitre dans une foule d’autres, qui doivent a leur tour briller et périr! A travers ces innombrables révolutions, et ces continuels bouleversements qui frappent les yeux du spectateur, l’homme d’état examine les ressorts des gouvernements, leurs vices et leurs avantages, leurs forces et leurs faiblesses, il étudie les progrès des empires, ls principes qui les ont élevés , et les causes éloignées qui ont préparé leur chute. Le législateur observe les lois innombrables qui se présentent a ses yeux, l’esprit qui les a fait naitre, les biens qu’elles ont opérés, les malheurs dont-elles ont été la source. Le sage nourrit son âme des grands exemples qui lui sont offerts; il voit l’hommage rendu a la vertu, dans la gloire dont la postérité couronne l’innocence qui a langui dans les malheurs, et l’horreur qu’inspire le vice, dans l’opprobre qu’elle imprime sur le nom des tyrans. Le savant et l’artiste suivent la marche du génie, ses efforts, ses découvertes, ses erreurs, ses progrès; les raisons qui ont fait fleurir les rats chez un peuple , les motifs qui les ont ravis à un autre. Mais le philosophe trouve dans ce spectacle , un avantage plus précieux et plus universel. Quelque soit la sphère de notre vie, rien n’est plus nécessaire que la justesse d’esprit, qualité inestimable, qui nous fait distinguer le sceau de la vérité, au milieu de tant d’empreintes du mensonge. Un citoyen qui ne lit que l’histoire de sa nation ou de son âge, croit facilement que les sentiments qu’il voit régner, sont les seuls raisonnables, il n’aperçoit rien qui ne conspire a accréditer cette illusion; l’amour-propre, l’amour de son pays, celui de son siècle, cette multitude de témoins qui déposent en faveur des opinions publiques, l’habitude, l’usage, tout lui persuade que les m½urs et les idées du coin de la terre ou il existe, doivent régner dans tous les lieux et ont du être révérées dans tous les temps. L’histoire générale rappelant à ses yeux tous les siècles et tous les pays, lui montre les objets sous un jour bien différent. Elle lui déploie une multitude innombrable de fictions, que la folie a fait naitre, et dont le temps s’est joué, elle lui présente les fables les plus grossières, accréditées parmi les peuples les plus sages; elle lui fait voir des sentiments plus vraisemblablement, plus beaux, plus dignes de notre croyance, qui, après avoir régné longtemps sur une partie du monde, sont tombés dans les gouffres de l’oubli et du mépris; elle lui développe l’esprit humain marchant d’erreur en erreur; et montrant l’illusion presque toujours à coté de la raison, elle enseigne a se défier de ses lueurs. De-là nait un doute modeste, qui fait rappeler aun rigoureux examen, les préjugés qu’on a reçus avec le jour. C’est à la clarté de ce flambeau, qu’un etre raisonnable découvre la vanité des mensonges dont il a été la parole, et que, se dépouillant de ses fausses richesses, il, s’attache à un petit nombre de vérités qu’il voit surnager sur une mer d’erreurs.
Mais pour qu’une histoire soir véritablement générale, il ne suffit pas qu’elle embrasse tous les climats et tous les temps, il faut qu’elle ait un point de vue général. Elle devient particulière si l’écrivain dirige les événements vers un but favori, et chercher a les ployer a un système. L’Abrégé de M. Bossuet est un chef-d’½uvre de génie et de style, jamais l’éloquence ne déploya mieux la force et la majesté qui la caractérisent. C’est le plus beau monument que la main des homme ait élevé a la gloire de la religion. C’est aussi sous ce point de vue particulier qu’il faut considérer cet immortel ouvrage: c’est la que ce grand home dirige et rapporte tout: tout montre ce but, la nature du plan, l’ordre des faits, le choix des époques, relative a la sublimité de nos mystères, et puisées dans les Livres sacrées. La plupart des historiens, admirateurs aveugles de ce génie, ont cru devoir suivre servilement la route qu’il avoit tracée. Il est arrivé que cette marche, excellente dans le modèle, est devenue défectueuse dans les copistes, et que les époques, admirables dans le Discours de l’évêque de Meaux, ont été insuffisantes dans les imitateurs, parce qu’elles ne tiennent pas assez à l’Histoire universelle que ces auteurs avoient en vue. La vocation d’Abraham, la sortie d’Egypte, le Temple de Salomon sont des pivots des annales des juifs, c’est-à-dire du plus petit et du plus inconnu de la terre. Mais quelle relation ces faits ont-ils eu dans leur temps, avec l’Histoire de l’Univers? De quelle influence ont-ils été alors sur le reste du monde? Quand on a véritablement l’histoire générale pour objet, on se doit des époques qui y soient relatives. Il faut donc chercher ces traits principaux, qui ont eu un rapport marqué avec la plupart des faits contemporains, et qui ont été les causes de plusieurs autres. Telle est la fondation d’un empire, devenue par la suite dominateur: telle est la chute d’un trône puissant, dont les débris auront fait naitre plusieurs états: tel est encore un changement important dans les m½urs, dans les lumières d’une partie considérables de notre globe: ou la vie d’un homme extraordinaire qui, par son génie, aura éclaire ou changé la face d ‘un hémisphère.
Voila le plan que nous nous sommes proposés, dans le coup d’½il que nous jetons sur l’Histoire moderne.

Guillaume-Alexandre, chevalier de MEHEGAN, Tableau de l’histoire moderne depuis la chute de l’empire d’Occident jusqu’à la paix de Westphalie, Paris,1766, introduction.
Documents attachés :    aucun document joint.