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Français : la sélection de Charlotte Erlih   -
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Retrouvez dans cette rubrique la sélection de Charlotte Erlih à travers deux thèmes : Les approches critiques de la littérature et les approches critiques du roman.

La sélection de Charlotte Erlih...

Les approches critiques de la littérature :

La critique littéraire est ici passée en revue à travers quelques ouvrages essentiels, sans oublier ceux d’écrivains-critiques.

GARDES-TAMINE Joëlle, HUBERT Marie-Claude, Dictionnaire de critique littéraire, Paris, Armand Colin, coll.Cursus, nouvelle éd. 1996, 238p.

C’est un ouvrage pratique d’emploi car, grâce à ses entrées alphabétiques, il est facile de retrouver ce que l’on cherche. Il est en plus pourvu d’un index des termes et notions expliqués. Même si les définitions apportées sont assez sommaires, elles ont l’avantage d’être claires, et de donner les connaissances de base qu’on peut attendre d’un élève. C’est aussi un dictionnaire complet, puisqu’il définit autant des termes de stylistique - " anacoluthe " par exemple - que des notions beaucoup plus vastes touchant tous les genres littéraire - " dramatique, lyrique, épique " - ainsi que les différentes périodes de la littérature - " dadaïsme " -...

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TADIE Jean-Yves, La critique littéraire au XX ème siècle, Paris, Agora, 1987, 317p.

Tadié est connu surtout pour ses ouvrages sur Marcel Proust, ainsi que sur l’esthétique des genres. " La critique littéraire au XX è s " complète l’ouvrage précédent, car il retrace en dix chapitres les différentes écoles de la critique littéraire de ce siècle, des formalistes russes à la critique psychanalytique, sociologique ou linguistique. Chaque chapitre traite d’une forme particulière de critique, mais il existe aussi un index des auteurs cités, ce qui permet de cibler d’encore plus près sa recherche. On peut donc consulter ce livre à la fois pour son analyse générale de la critique, et pour ce qu’il explique sur de nombreux auteurs

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BARTHES Roland, Le degré zéro de l’écriture, suivi de Nouveaux essais critiques, Paris, Le Seuil, nouvelle éd.1972, 187p .

Barthes est un incontournable de la critique littéraire du XX è s. Il est impossible de passer outre. Mais l’avantage de ses ouvrages - nous avons donné celui-ci en référence, mais nous pourrions presque les citer tous, notamment les " Essais critiques ", Paris, Le Seuil, 1964, 285p. - est qu’ils se divisent en chapitres assez courts, dans lesquels le thème développé est clairement indiqué par le titre de l’essai. " Le degré zéro de l’écriture " est une réflexion sur les différents types d’écriture littéraire et sur leurs ancrages historiques et politiques. Les " essais critiques " et " nouveaux essais critiques " sont pour leur part des réflexions assez brèves - une dizaine de pages - sur des auteurs - Flaubert, Brecht... - ou sur des notions générales de critique littéraire - écrivains et écrivants, quelle littérature aujourd’hui... -. Même s’il n’est pas toujours évident de le comprendre à la première lecture, cela vaut le coup de persévérer car il se dégage toujours de ses essais quelques idées qui permettent d’étayer nos réflexions.

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Enfin, il nous paraît important d’aborder aussi la critique littéraire par le biais d’écrivains. Ce n’est en effet pas exactement la même approche que celle des " critiques purs ", c’est-à-dire des critiques littéraires qui n’ont jamais écrit d’oeuvres. La liste est longue, mais nous en avons sélectionné deux :

GRACQ Julien, En lisant en écrivant, Paris, José Corti, 1980, 302p .

Romancier, connu notamment pour Le rivage des Syrtes, Julien Gracq a aussi composé une oeuvre importante de critique littéraire. " En lisant en écrivant " est le plus célèbre de ses recueils critiques. Contrairement à ce que fait un " critique pur ", Gracq n’essaie pas d’établir un système cohérent de critique. Il nous livre plutôt ses impressions de lecture, ses réflexions personnelles, sans outil théorique précis. Il s’agit donc d’une lecture agréable à faire. La division du livre est thématique. Les différents chapitres traitent des rapports qui unissent la littérature à la peinture ou au cinéma, mais aussi de thèmes plus généraux comme l’écriture, le surréalisme... Nous conseillerions toutefois, si possible, de consulter ce livre dans l’édition de La Pléiade, car il y existe un index des noms d’auteurs cités, et cette consultation par auteur est particulièrement fructueuse quand on étudie des auteurs précis.

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PAULHAN Jean, Les fleurs de Tarbes ou La Terreur dans les Lettres, Paris, Gallimard, coll. Folio essais, nouvelle éd. 1990, 342p.

Dans ce livre, on sent que Jean Paulhan - directeur de la NRF entre 1925 et 1940 - était aussi un écrivain, car il prend la parole en tant qu’écrivain. Il se pose la question de savoir si un écrivain peut encore créer au milieu du XX è s, si tout n’a pas déjà été dit - rappelons qu’il écrit sous l’Occupation -. Pour cela, il réfléchit au caractère réel - ou non - du pouvoir des mots, à la responsabilité des critiques littéraires dans la difficulté que les auteurs peuvent rencontrer pour créer. C’est un pamphlet virulent, non objectif, mais qu’il est intéressant d’avoir lu comme complément aux autres ouvrages, car il permet de relativiser quelque peu la portée de la critique littéraire après s’être rendu compte de ce qu’elle pouvait apporter. De plus, certains passages sont assez amusants.

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Les approches critiques du roman Les approches critiques du roman sont très nombreuses, puisqu’il s’agit du genre littéraire le plus utilisé dans notre culture occidentale actuelle. Ce primat du roman date en fait surtout, en France mais aussi en Europe, du XIXè siècle. Cette évolution est liée à l’histoire : c’était le genre le plus adapté pour rendre compte de l’ascension de la bourgeoisie, et pour répondre aux désirs de cette classe. Il s’agissait d’étudier l’intériorité des personnages, de s’intéresser à leur " moi ", pour épouser la tendance qu’avaient les hommes de cette époque à accorder de plus en plus d’importance à leurs destinées personnelles.

Pour une première approche critique, nous conseillons :

Le roman depuis la revolution RAIMOND Michel, Le roman, Paris, Armand Colin, 1989, 191 p.

Ce livre est assez bien pour commencer, car il propose différents angles d’attaque du roman. Après un historique du genre qui inclut une réflexion sur la notion même de " genre romanesque ", l’auteur inventorie les grands types romanesques romans d’aventure, romans historiques… -. Il s’intéresse enfin aux modalités du récit, c’est-à-dire à toutes les questions techniques que pose l’analyse d’un texte romanesque. En outre, il raisonne à partir d’exemples extraits des romans les plus célèbres, répertoriés en un index en fin de livre qui constitue un outil de travail pratique. Commander cet ouvrage

CHARTIER Pierre, Introduction aux grandes théories du Roman, Paris, Dunod, 1996, 217p

Ce livre complète le précédent. Il a l’avantage d’être plus ciblé, c’est-à-dire qu’il adopte une démarche chronologique pour parler des différents types de romans au cours des siècles. Il intègre alors les outils critiques dont on a besoin en fonction du type de roman dont il est question. Il est peut-être encore plus pratique d’utilisation que le précédent, car il possède une chronologie des ouvrages romanesques ou critiques les plus importants, mais aussi un index des auteurs cités et des notions abordées. Ce livre est en plus écrit de manière très simple.

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A partir de là, on peut aborder de véritables livres critiques sur le roman. En général, toutes les bibliographies citent :

LUKACS Georg, La théorie du roman, Paris, Gallimard, coll.Tel, 1968, 196p.

En effet, ce livre écrit en 1920 a considérablement influencé les réflexions sur le roman, au moins pendant la première moitié du XXè siècle. Lukacs, en disciple de Karl Marx, y met en rapport les grandes catégories du genre romanesque et les étapes de l’histoire occidentale. Il s’agit donc d’une approche philosophique et non littéraire. Si ce livre est intéressant pour l’histoire de la critique littéraire, il ne me paraît pas non plus indispensable pour pouvoir analyser un roman, surtout que sa lecture est très compliquée et plutôt aride.

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ROBERT Marthe, Roman des origines et origines du roman, Paris, Gallimard, coll. Tel, 1972, 364p . Il s’agit ici d’une approche psychanalytique de la littérature, ou plus exactement des schémas de création d’écrivains majeurs comme Cervantes, Balzac ou Flaubert. En partant d’un texte de Freud intitulé : " Le roman familial des névrosés ", elle distingue deux manières de composer un roman : " celle du bâtard réaliste, qui seconde le monde tout en l’attaquant de front ; et celle de l’enfant trouvé, qui, faute de connaissances et de moyens d’action, esquive le combat par la fuite ou la bouderie. " ( M. Robert) Un livre qui se lit très facilement.

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KUNDERA Milan, L’art du roman, Paris, Gallimard, 1986, 197p .

Ce livre est très agréable à lire, car il ne s’agit pas de réflexions théoriques. Au contraire, Kundera part de sa propre expérience de romancier ( il a notamment écrit " Le livre du rire et de l’oubli ", " L’insoutenable légèreté de l’être " que nous recommandons particulièrement), il s’appuie sur sa manière d’écrire des romans pour en déduire sa vision de l’histoire du roman, de ce qu’il croit être sa nature. En outre, il est intéressant d’avoir une idée des conceptions que se fait Kundera du roman, car les profs de français aiment beaucoup en extraire des sujets de dissertation, justement du fait de la clarté de ses thèses.

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SARRAUTE Nathalie, L’ère du soupçon, Paris, Gallimard, coll. Folio essais, 1956, 151p. Ce livre a été le premier texte théorique émanant d’un membre de l’école du " nouveau roman ", dont Alain Robbe-Grillet est l’autre écrivain-phare. Il présente donc un double intérêt : il constitue une rupture historique dans l’histoire de la critique romanesque ; et d’un point de vue littéraire, il renouvelle l’approche critique sur les grands romanciers. N. Sarraute se penche en effet aussi bien sur Dostoïevski que sur Kafka, sur Proust que sur Virginia Woolf.

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