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la connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la comprehension précise du texte, du problème dont il est question.
je n'ai rien compris au texte. devoir pour lundi noté
Voici le texte
Chacun de nous est un corps, soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance ; si on le tire, il recule ; si on le soulève et qu’on l’abandonne, il retombe. Mais, à coté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieur, il en est d’autres qui semblent venir du dedans et qui tranchent sur les précédents par leur caractère imprévu : on les appellent « volontaires ». Quelle en est la cause ? C’est ce que chacun de nous désigne par les mots « je » ou « moi ». Et qu’est ce que le moi ? quelque chose qui paraît, à tort ou à raison, déborder de toutes parts le corps qui est joint, le dépasser dans l’espace (...)
(...) Suite de la question (Voir directement la réponse)
aussi bien que dans le temps. Dans l’espace d’abord, car le corps de chacun de nous s’arrête aux contours précis qui le limitent, tandis que par notre faculté de percevoir, et plus particulièrement de voir, nous rayonnons bien au-delà de notre corps : nous allons jusqu’aux étoiles. Dans le temps ensuite, car le corps est matière, la matière est dans le présent, et, s’il est vrai que le passé y laisse des traces, ce ne sont des traces de passé que pour une conscience qui les aperçoit et qui interprète ce quel aperçoit à la lumière de ce quelle ce remémore. : la conscience, elle, retient ce passé, l’enroule sur lui-même au fur et à mesure que le temps se déroule, et prépare avec lui un avenir qu’elle contribuera à créer.[…] cette chose, qui déborde le corps de tous cotés et qui crée des actes en se créant à nouveau elle-même, c’est le « moi », c’est l’ »âme », c’est l’esprit,- l’esprit étant précisément une force qui peut tirer d’elle même plus qu’elle ne contient, rendre plus qu’elle ne reçoit, donner plus qu’elle n’a. Voilà ce que nous croyons voir. Telle est l’apparence
Bergson, l’âme et le corps (1912), in l’Energie spirituelle
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
bonjour,
on vous demande à travers ce texte de Bergson d'identifier un problème récurrent dans l'histoire de la philosophie à savoir le dualisme.
Pour se faire, et ici Bergson dissocie volontiers âme et corps, une distinction claire entre le cerveau et l'esprit, le corps et l'âme.
Le dualisme est donc en matière métaphysique la théorie selon laquelle le monde se compose non pas d'une mais de deux substances; le 1er philosophe à parler de dualisme est Platon (relire le mythe de la caverne dans le République et le Phédon), vient ensuite Saint Augustin en introduisant le dualisme religieux ou le dualisme chrétien.. C'est Descartes qui donne au dualisme ses lettres de noblesse en distinguant radicalement la " res extensa " (la substance étendue) de la " res cogitans " (la substance pensante, le moi, le cogito).
Bergson pense, quant à lui, le dualisme comme quelque chose qui conduit à penser l'âme comme immortelle et à considérer que la vie, entendue en son sens biologique, est le produit d'un "élan vital", une manifestation de Dieu qui se diffracte de manière immanente dans le monde.
Voilà en substance la problématique développée dans ce texte....bon travail et bon courage.