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Question posée : Démarche et enjeux philosophiques   -
- Type de demande : question

Pourriez vous m'informer de quelques exemples actuels de la vie de tous les jours qui illustre la thèse principale et les enjeux philosophique de l'extrait de l'oeuvre d'ARTHUR SCHOPENHAUER ci-dessous :

Le monde comme volonté et comme représentation (1819)

La vraie philosophie de l'histoire revient à voir que sous tous ces changements infinis, et au milieu de tout ce chaos, on n'a jamais devant soi que le même être, identique et immuable, occupé auourd'hui des mêmes intrigues de tous ces faits anciens ou modernes, survenus en Orient comme en Occident : elle doit découvrir partout la même humanité, en dépit de la diversité de circonstances, des constumes et des moeurs. Cet élément identique, et qui persiste à travers tous les changements, est fourni par les qualités premières du coeur et de l'esprit humains - beaucoup de mauvaises et peu de bonnes. La devise générale de l'histoire devrait être : Eadem, sed aliter [Les mêmes choses, mais d'une autre manière]. Celui qui a lu Hérodote, a étudié assez l'histoire pour en faire la philosophie : car il y trouve déjà tout ce qui constitue l'histoire postérieure du monde : agitations, actions, souffrances et destinée de la race humaine, telles qu'elles ressortent des qualités en question et du sort de toute vie sur terre.

- Réponse de nos Cyberprofs

L'idée de Schopenhauer est de mettre en lumière une forme de retour dans l'histoire, c'est-à-dire de contester une conceptino progressiste de l'histoire qui poserait le fait que l'histoire serait la pure production linéaire du nouveau, voire du mieux ou du simplement différent.
Au rang d'illustration, on peut prendre trois points de vue.
Celui du particulier, en montrant que la pratique des hommes n'a pas fondamentalement changé. Tout homme, dans sa vie personnelle, se trouve confronté aux mêmes interrogations, comme par exemple le fait que la vieillesse confronte à l'expérience future et à la peur de la mort.
Celui du général, qui consiste à voir les évènements de l'histoire comme la répétition des mêmes tensions qui dépendent de la façon dont les hommes particuliers pensent, comme par exemple les guerres de religion qui se répètent du fait de l'attachement des individus à leurs croyances ou leurs convictions.
Celuis de l'universel, qui permettrait de penser que les lois de nature et les lois sociales s'appliquent uniformément quelles que soient les époques, ce qui signifie par exemple que la soumission de l'homme au cours des évènements naturels ne change pas dans l'histoire (comme l'illustre le tsunami ou encore les tremblements de terre).

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