Type de demande : question
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J'ai besoin du commentaire de ce texte :
Sujet : L'art
<< Parmi les objets qui donnent à l'artifice humain la stabilité sans laquelle les hommes n'y
trouveraient point de patrie, il y en a qui n'ont strictement aucune utilité et qui en outre, parce
qu'ils sont uniques, ne sont pas echangeables et défient par conséquent l'égalisation au moyen
d'un dénominateur commun tel que l'argent; si on les met sur le marché on ne peut fixer leur
prix qu'arbitrairement. Bien plus, les rapports que l'on a avec une oeuvre d'art ne consistent
certainement pas à << s'en servir >>; au contraire, pour trouver sa place convenable dans le
monde, l'oeuvre d'art doit être soigneusement écartée du contexte des objets d'usage
ordinaire. Elle doit être de même écartée des besoins et des exigences de la vie quotidienne,
avec laquelle elle a aussi peu de contacts que possible >>
Hannah ARENDT La condition de l'homme moderne
La thèse que j'ai trouvé est : Le rapport de l'oeuvre d'art au monde
La conclusion à laquelle je doit arriver est la suivante :
L'art est inutile et doit être ecarté des besoins ordinaires. Ce sont des objets
qui donnent à l'artifice humain la stabilité. Elles ne sont pas échangeables et utiles.
Je vous remercie.
(...)
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Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Je ne peux faire un commentaire intégral à votre place, mais vous donner quelques conseils à ce sujet. Il s'agit en fait de montrer que la logique marchande d'évaluation des choses est une logique qui consiste à mettre un prix aux choses en fonction de leur coût (matière première, travail, rareté). Or, cette logique utilitariste de vision des choses rate ce qui n'est pas quantifiable dans les choses, comme le sentiment esthétique de l'oeuvre d'art. L'art doit donc échapper au domaine des choses marchandes, puisqu'il ne résulte pas d'un processus de production technique.
Ce texte se structure en trois partie : dans la première Arendt montre que certains objets ne sont pas pensables au moyen du critère de l'utilité. Dans la seconde, elle applique cette analyse à l'oeuvre d'art en montrant son irréductibilité aux objets techniques. Dans la troisième, elle déduit pratiquement notre conduite à l'égard de l'oeuvre d'art, qui doit consister à protéger les oeuvres d'une logque d'exploitation marchande et technique.