Type de demande : correction
Sur le même sujet voir aussi...
Si les hommes étaient ainsi disposés par la nature qu'ils n'eussent de désir que pour ce qu'enseigne la vrie raison, certes la société n'aurait besoin d'aucune loi, il suffirait absolument d'éclairer les hommes par des enseignements moraux pour qu'ils fissent d'eux-même et d'une âme libérale ce qui est vraiment utile. Mais tout autre est la disposition de la nature humaine; tous observent bien leur intérêt,mais ce n'est pas suivant l'enseignement de la droite raison; c'est le plus souvent entraînés par le seul appétit du plaisir et les passions de l'âme(qui n'ont aucun égard à l'avenir et ne tiennent compte que d'elles-mêmes)qu'ils désirent quelque objet et le jugent utile.de là vient que nulle société ne peut subsister sans un pouvoir de commandement,et conséquemment sans des lois qui modèrent et contraignent l'appétit du plaisir et les passions sans frein.
Je dois en faire une explication de texte or je ne comprends pas la méthode.Quelle présentation donner? Quand on discute de l'intérêt philosophique du texte faut il écrire une thèse et une antithèse? Pouvez vous me présenter une introduction et une correction?
Dans mon essai d'introduction j'ai dit que Spinoza pose la question de savoir pourquoi une société a besoin de droit.
J'ai ensuite expliqué les 4 phrases du texte qui sont un raisonnementLa 4ème étant la conclusion de cette démonstration.J'ai ensuite parlé de l'intérêt philosophique du texte qui réside dans le fait que la liberté
(...)
La consultation de l'échange complet est GRATUITE - Clique sur le bandeau de notre partenaire pour afficher l'échange.
(...) Suite de la question (Voir directement la réponse)
naît avec l'apparition des lois.Dans une dernière partie j'ai dit que ces lois ne devaient pas être contraignantes. Je n'ose pas parler de ma conclusion.C'est mon cauchemar.
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Vous posez beaucoup de questions dans un espace qui n'est pas vraiment prévu pour cela. je vais donc aller à l'essentiel, en vous rappelant que le site propose une méthode précise qu'il vous est possible de lire et de travailler.
En ce qui concerne le texte dont il est ici question, Spinoza propose de comprendre les raisons de l'existence politique des hommes à partir de la distinction entre le raisonnement moral et le raisonnement politique. Il part donc d'une analyse de l'homme seul et de ce qui fonde ses comportements. Pour Spinoza, tout homme s'efforce, en tant qu'être vivant, de ne pas mourir, c'est-à -dire de persévérer dans son être. Il nomme cela la puissance d'agir ou le conatus. L'idée est que tout homme a une perception de son intérêt, de ce qui lui est utile et nécessaire pour vivre. Il est, à cet égard, possible de justifier l'égoïsme, dans la mesure où je peux très bien penser que mon bien-être ou ma survie nécessitent le meurtre d'autrui. Il faut toutefois comprendre que je n'ai pas raison en cela, parce que je suis victime d'une erreur passionnelle. En revanche, il reste évident que personne ne peut me contredire parce je suis le seul juge de mes actions. Dès lors, si la morale dépend de la façon dont je construit mon jugement personnel au sujet de ce qui m'intéresse, la politique s'évère indispensable pour organiser les rapports entre les hommes, et les différentes intérêts qui peuvent se heurter. Vous devez donc expliquer cela en montrant que ce texte définit la politique comme le lieu d'une réflexion sur ce qui est commun, c'est-à -dire le lieu d'une rélfexion sur les moyens de concilier les intérêts divergents des individus qui vivent dans un même espace. La politique présentée par Spinoza n'est donc pas l'auxiliaire de la morale. Je peux très bien vivre et respecter les lois sans être moral, comme je peux également être moral sans que mes principes d'action ne correspondent aux lois telles qu'elles sont faites.