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Question posée : Nietzsche   -
- Type de demande : question

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Question posée le : 03/03/2005
Matière : en philosophie
Type de question : question
Titre de la question : Nietzsche
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-Je dois faire un commentaire de ce texte:
" La conscience n'est qu'un réseau de communications entre hommes; c'est en cette seule qualité qu'elle a été forcée de se développer : l'homme qui vivait solitaire, en bête de proie, aurait pu s'en passer. Si nos actions, pensées, sentiments et mouvements parviennent ? du moins en partie ? à la surface de notre conscience, c'est le résultat d'une terrible nécessité qui a longtemps dominé l'homme, le plus menacé des animaux : il avait besoin de secours et de protection, il avait besoin de son semblable, il était obligé de savoir dire ce besoin, de savoir se rendre intelligible; et pour tout cela, en premier lieu, il fallait qu'il eût une "conscience", qu'il "sût" lui-même ce qui lui manquait, qu'il "sût" ce qu'il sentait, qu'il "sût" ce qu'il pensait. Car comme toute créature vivante, l'homme pense constamment, mais il l'ignore. La pensée qui devient consciente ne représente que la partie la plus infime, disons la plus superficielle, la plus mauvaise, de tout ce qu'il pense : car il n'y a que cette pensée qui s'exprime en paroles, c'est-à-dire en signes d'échanges, ce qui révèle l'origine même de la conscience. " NIETZSCHE

J'ai déjà réfléchit à ce sujet et élaboré une introduction. J'aimerais que vous me dites si l'exemple de situation général, le problème, et la thèse dégagés sont bien approprié.

Voici mon ébauche d'Introduction:
"Rappelons-nous le vieux dilemne de la poule et de l'oeuf. Sa -  (...)

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- (...) Suite de la question (Voir directement la réponse)

ns l'oeuf, il n'y a pas de poule. Pourtant sans poule il n'y a pas d'oeuf non plus. L'oeuf précède-t-il la poule car il représente la poule en devenir ou la poule précède-t-elle l'oeuf car elle pond celui-ci? Ainsi Nietzsche s'interroge sur la généalogie, les origines de la conscience. Celle-ci s'observe chez les hommes au travers de leur language. Nous pouvons alors soulever le problème suivant : communiquons-nous parce que nous avons conscience ou avons-nous conscience parce qu'il nous faut communiquer? Pour Nietzsche, le besoin de communication est à l'origine de la conscience humaine. Ce besoin de communication est lui même le produit d'une necessité liée à la survie de l'homme. Dans une première partie, Nietzsche définit la conscience comme un réseau de communication et ennonce sa thèse. Puis il présente l'argumentation se sa thèse avec les étapes de l'émergence de la conscience. Enfin, en distinguant pensée et conscience il argumente en faveur de la généalogie établit juste avant.

J'ai peur que le problème que j'ai trouvé soit trop près du texte. serait t-il mieux de partir de l'hypothèse que l'homme possède une conscience innée, que la conscience est le propre de l'homme selon certains philosophes. Et ainsi d'établir un problème du style: "l'homme a-t-il acquis sa conscience ou la possaidait-il de façon innée?

Mon exemple de l'oeuf et de poule est-il approprié ou Hors-sujet?

Merci d'avance pour vos éclaircissements.
Marie. -

Bonjour ! Voici ma réponse...

Mon Cyberprof Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


Je vous déconseille d'utiliser l'exemple de la poule et de l'oeuf. Ceci pour deux raisons. Premièrement, cet exemple a quelque chose de cocasse qui le rend trivial. Deuxièmement, c'est un exemple fourre-tout. J'entends par là qu'on peut le recaser à propos de n'importe quel sujet. Cet aspect transversal affaiblit sa pertinence.
Concernant le commentaire de texte, sachez qu'il s'agit d'un exercice hypocrite. On vous fait croire qu'il vous faut déduire d'un texte une problématique contenu dans celui mais qui le dépasse aussi. En fait, chaque texte renvoie à une leçon du programme qu'il faut identifier. IL ne s'agit donc pas de déduire mais de replacer un texte à l'intérieur d'une problématique donnée. Le tout en faisant semblant de déduire.
Vous relirez donc avec un grand bénéfice les leçons sur la conscience et le langage. Elles vous fourniront les textes et les auteurs qui s'opposent ou non aux conceptions de Nietzsche.
Dans ce texte, Nietzsche s'interroge sur la nature de la conscience, ce qu'elle est. Il avance l'hypothèse qu'elle a été produite par la nécessité pour l'homme de communiquer avec ses semblables, nécessité qui découlait elle-même d'un instinct de survie. Mais ce qu'il faut bien saisir dans la pensée de Nietzsche c'est qu'il considère la conscience comme un phénomène périphérique, marginal et mineur. Il introduit d'ailleurs plus loin dans le texte une notion plus vaste : la pensée, dont seraient même dotés tous les êtres vivants. Ainsi, c'est ce rapport entre la conscience et la pensée envisagé sous l'angle de la nécessité de communiquer qui est le véritable enjeu du texte. Cette relativisation de la conscience, son instrumentalisation à des fins purement de production de symboles rencontrera des échos par exemple dans la pensée de Freud, qui lui aussi relativise le rôle de la conscience. D'autres auteurs, comme Descartes, accordent au contraire à la conscience un crédit fondamental. Elle est pour eux ce que nous sommes vraiment.
Pour finir une petite citation énigmatique de Husserl que vous pourrez peut-être faire figurer à la fin de votre conclusion et quidonne une troisième définition de la conscience : "toute conscience est conscience de quelque chose".
Encore une chose : attention aux fautes d'orthographe, votre introduction en est truffée.
Bon courage.
Eloïse

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