Type de demande : question
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Bonjour, je suis élève en prépa scientifique.Il s'agit de 2 sujets de dissertation philosophique portant sur le thème de l'homme et l'animal dont je dois réaliser seulement l'introduction. Ces sujets portent sur 3 oeuvres: Les Fables de La Fontaine, le traité des animaux de Condillac et la métamorphose de kafka.Aider-moi pour problématique/
sujet1: plan
Dans l'apologie de Raymond Sebon, Montaigne écrit:"il se trouve plus de différence de tel homme à tel homme que de tel animal à tel homme".
Cette affirmation vous semble t-elle confirmée par les 3 oeuvres?
sujet2:
Victor Hugo a écrit que: "comme les animaux ne sont que des ombres, Dieu ne les a point fait éducables dans le sens complet du mot".
Une telle proposition vous semble t-elle aller dans le sens de la philosophie de Condillac?
(...)
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Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Le premier sujet pose le problème de la nature humaine et du rapport entre nature et culture. L'idée qui sert de point de départ est le fait que la nature est normalement un principe de définition assez efficace de tout être vivant car elle permet de l'identifier à une espéce à partir de caractéristiques élémentaires de composition et d'organisation. Or, dans le cas de l'homme, cet inné semble sans cesse remis en question et changé par les apports de l'acquis et de la culture. Dès lors, la culture est le moyen d'une différence qui met en cause de façon paradoxale la notion même de nature, à travers l'emprise de la liberté.
Le second sujet vous invite à interroger la différence entre l'homme est les animaux; En effet, implicitement, ce que pose la citation de Hugo est le fait que les animaux ne sont que des ombres des hommes car ils sont des organismes qui ne possèdent pas le sens de leur existence, c'est-à-dire ne sont pas libres et ne décident pas des modalités de cette existence. Or, Condillac ne fait une telle distinction de nature puisqu'il montre que c'est la sensibilité humaine (au sens des sensations organisées, cf. sensualisme) qui permet à l'homme de construire sa connaissance et le sens moral de sa liberté. Dès lors, il n'y a qu'un passage progressif de l'homme à l'animal et on ne peut dire que l'animal n'est qu'une ombre de ce que serait l'homme.