Type de demande : question
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EXPLIQUEZ LE TEXTE SUIVANT:
« Il est vrai qu'encore la raison conseille qu'on s'attende pour l'ordinaire à voir arriver à l'avenir ce qui est conforme à une longue expérience du passé, mais ce n'est pas pour cela une vérité nécessaire et infaillible, et le succès* peut cesser quand on s'y attend le moins, lorsque les raisons changent qui l'ont maintenu. C'est pourquoi les plus sages ne s'y fient pas tant qu'ils ne tâchent de pénétrer quelque chose de la raison (s'il est possible) de ce fait pour juger quand il faudra faire des exceptions. Car la raison est seule capable d'établir des règles sûres et de suppléer ce qui manque à celles qui ne l'étaient point, en y insérant leurs exceptions; et de trouver enfin des liaisons certaines dans la force des conséquences nécessaires, ce qui donne souvent le moyen de prévoir l'événement sans avoir besoin d'expérimenter les liaisons sensibles des images, où les bêtes sont réduites, de sorte que ce qui justifie les principes internes des vérités nécessaires distingue encore l'homme de la bête. »
LEIBNIZ.
* succès: dans la langue classique, résultat bon ou mauvais.
(...)
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Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
La prochaine fois que vous adressez une question, essayez de proposer des problèmes précis plutôt que de donner l'ensemble du texte. L'explication que je vais vous fournir n'est du coup que générale et sans efficacité optimale.
Le texte de Leibniz aborde le thème de la raison et défend la thèse selon laquelle une connaissance vraie et universellement valable ne peut s'établir que par le pouvoir de recul c'est-à-dire de discrimination propre à la raison telle qu'elle possède en elle les critères du vrai entendu comme adéquation de la chose et de l'esprit (Descartes).
Cette thèse pose le problème de l'universalité du vrai. En effet, comment accepter la thèse selon laquelle la raison peut se dispenser de l'apport sensible pour atteindre une universalité alors qu'elle n'est qu'un pouvoir d'analyse critique de ce qui est donné par l'intermédiaire des sens. Autrement dit, ce qui fait ici problème est la question de la certitude propre au procédé de la connaissance rationnelle.
Les trois parties du texte suivent son ordre linéaire. La première phrase constitue la première avec pour objet de distinguer implicitement une définition exclusive de la raison comme pouvoir de prévision reposant sur l'habitude d'une définition plus authentique de la raison qui va être celle proposée par la suite. La deuxième partie que l'on peut arrêter à "ne l'étaient point" a pour fonction de définir le pouvoir d'exception comme un pouvoir propre à la raison de faire le tri entre l'habitude et les règles du vrai. La troisième partie confirme cette capacité d'exception en l'expliquant par la possession de principes internes qui sont communs aux choses et à l'esprit.
Voilà la structure générale de l'explication.
À vous de la préciser et, éventuellement, de me solliciter à nouveau si vous en avez besoin.