Type de demande : question
bonjour
Bonjour
Mon sujet initial est ma conscience me donne-t-elle la connaissance de
ce que je suis ?
Pour le plan, je pensais faire une partie sur la conscience est un
fait indubitable qui me fait connaitre ce que je suis, dans la
deuxième partie je pensais parler de la conscience morale mais je ne
vois pas quoi dire de plus.
Merci
Réponse de nos Cyberprofs
Il convient tout d'abord de problématiser le sujet. Il s'agit ici de poser le problème de l'étendue des objets de la conscience, c'est-à-dire de son empire sur les choses qu'elle donne à voir. La question qui vous servira de fil directeur est donc celle de savoir dans quelle mesure la conscience s'identifie à un pouvoir d'analyse fiable. Or, deux objections majeures peuvent être soulevées contre la théorie de l'infaillibilité de la conscience : d'une part sa partialité, c'est-à-dire que la conscience ne reproduit pas de façon fidèle ce qu'elle voit, et d'autre part son exhaustivité, c'est-à-dire que la conscience ne parvient pas à tout voir. Ces deux objections vous permettent, à l'aide d'arguments précis qui constitueront vos sous-parties, de construire une dissertation dont le plan schématique serait : 1. La toute puissance de la conscience : la connaissance consciente est, semble-t-il totale et parfaite. 2. Mais parfois la conscience manque d'impartialité : dans le procédé de la conscience, plusieurs défauts laissent à penser que la conscience ne permet pas d'accéder immédiatement au vrai et le masque parfois. 3. Il convient de remettre en cause plus fondamentalement le pouvoir de la conscience, car la théorie psychanalytique nous apprend que le moi n'est pas maître en sa maison (théorie de l'inconscient chez Freud).
À vous de construire à présent les arguments précis permettant d'étayer ce plan, en adjoignant à la fois des exemples précis et des références philosophiques. La pertinence de votre argumentation dépendra de votre capacité à articuler cela selon une logique progressive au cours de laquelle vous ne vous contredisez pas et vous passez d'u argument à un autre en montrant qu'il s'agit plutôt d'une analyse dialectique des différentes réponses possibles.
Vous pouvez bien sûr me soumettre, si vous le souhaitez et en avez le temps, la suite de votre raisonnement. Bon courage