Type de demande : question
Sur le même sujet voir aussi...
Dissertation sur Rousseau
Les oeuvres d'art nous font-elles oublie
Aide pour une problématisation
Plus... | rechercher :
Bonjour,
Pouvez-vous m'aider à construire une problèmatique à partir de sujet de dissertation : l'oeuvre d'art nous éloigne-t-elle ou nous rapproche-t-elle du réel ? Voilà quelques indications que j'ai trouvées.
Dans ma première partie je me demande : en quoi l'oeuvre d'art nous éloigne du réel ? Et je fais l'hyphotèse que c'est parce qu'elle est du domaine de la création et de la fiction.
Dans une deuxième partie j'examine les conséquences qui en résultent par rapport à la valeur de l'oeuvre d'art. N'est-ce pas minimiser l'importance de l'oeuvre d'art que de la limiter à n'être qu'un simple divertissement ?
Il me faudrait une transition pour amener une troisième partie. Là je suis en panne.
Merci
Votre problématique unitaire reste un peu absente même si vous proposez deux premières parties assez cohérentes. La question qui vous est posée vous interroge sur le rapport entre art et réalité, c'est-à-dire que vous devez vous demander la (...)
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Votre problématique unitaire reste un peu absente même si vous proposez deux premières parties assez cohérentes. La question qui vous est posée vous interroge sur le rapport entre art et réalité, c'est-à-dire que vous devez vous demander la raison d'être d'une oeuvre d'art. Or, cela revient à affronter le problème de l'interprétation de l'oeuvre (puisque le sujet vous demande si NOUS sommes éloignés du réel), c'est-à-dire le problème de savoir en quoi nous sommes toujours tributaires, dans notre regard sur les choses, d'une attente de réel. Plus clairement, il s'agit de se demander si nous regardons une oeuvre d'art comme n'importe quelle chose, ce qui reviendrait à dire que nous cherchons à savoir ce qu'elle est et à quoi elle ressemble. A l'inverse, on peut se demander si l'oeuvre d'art se donne à voir comme une réalité à part entière, indépendamment de notre volonté de systématiquement ramener l'inconnu au connu, d'identifier ce qui est nouveau à ce qui a déjà été vu.
Vous allez donc devoir chercher à penser ce rapport d'identification en art ou, plus exactement, vous demander quelles sont les réponses possibles, attendu que l'évidence répondrait d'abord que l'oeuvre d'art est imitation illusion (mimesis - Aristote ou Platon) mais que l'on peut dire également que l'art nous fait réfléchir en nous communiquant des idées nouvelles sur le réel (Hegel) ou des sentiments de plaisir universel (Kant). La problématique est donc celle de la fonction de l'art et vous devez progressivement faire comprendre que l'art se définit moins par rapport à une réalité à imiter ou à transformer que vis-à-vis d'un créateur qui produit une idée de façon sensible dans une oeuvre.
Le problème réside donc dans la définition de l'art qui, de prime abord, ressemble toujours plus ou moins à la réalité. En quelque sorte, on vous demande ici d'interroger le rapport d'imitation de la réalité qui se joue dans toute oeuvre d'art. Si vous voulez poser le problème efficacement, il faut donc répondre à deux questions implicites. D'une part, en quel sens la création artisitque est-elle tributaire de la réalité ? D'autre part, quel est l'effet d'une oeuvre ? En fait, ces deux questions sont indissociables, puisque c'est la réponse à la première qui détermine la réponse à la seconde. Vos parties ne seront donc qu'autant de réponses possibles aux deux questions. Plus clairement, le problème soulevé par le sujet est celui de savoir si la réalité de l'oeuvre d'art est une illusion de réel. En somme, (I) vous pouvez répondre en définissant l'art comme mimesis (imitation - Platon puis Aristote), ce qui en fait un détournement au sens de mensonge. Vous pouvez également (II), penser l'art comme une reproduction intelligente du réel, auquel cas l'art est porteur d'une vérité qui n'est pas forcément accessible immédiatement dans la façon dont nous percevons le réel. Enfin (III), on peut très bien prétendre que l'art s'affranchit du réel et de sa représentation, ce qui vous permet de dire qu'il y a certes détournement mais non au sens de mensonge mais au sens d'oubli au profit du rêve et de l'évasion.
Autant de réponses possibles que vous devez articuler de manière argumentée.
Bon courage !