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Question posée : re: Commentaire de texte (Alain)   -
- Type de demande : question

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Question posée le : 09/03/2004
Matière : en philosophie
Type de question : question
Titre de la question : re: Commentaire de texte (Alain)
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- Bonjour,

Suite à votre réponse, je vous fais parvenir de plus amples détails :
N'ayant pas les référence exacte du texte je vous l'ecris en toutes lettres :
"La force semble être l'injustice même; mais on parlerait mieux en disant que la force est étrangère à la justice; car on ne dit pas qu'un loup est injuste. Toutefois le loup raisonneur de la fable est injuste car il veut être approuvé; ici se montre l'injustice, qui serait donc une prétention d'esprit. Le loup voudrait que le mouton n'ait rien à répondre, ou tout au moins qu'un arbitre permette; et l'arbitre, c'est le loup lui-même. Ici les mots nous avretissent assez; il est clair que la justice relève du jugement, et que le succès n'y fait rien. Plaider, c'est argumenter. Rendre justice, c'est juger. Peser des raisons, non des forces. La premère justice est donc une investigation d'esprit et un examen des raisons. Le parti pris est par lui-même l'injustice; et même celui qui se trouve favorisé, et qu (...) - 

 

- (...) Suite de la question (Voir directement la réponse)

i de plus croit avoir raison, ne croira jamais qu'on lui a rendu bonne justice à lui tant qu'on a pas fait justice à l'autre, en examinant aussi ses raisons de bonne foi; de bonne foi j'entends en leur cherchant toute la force possible, ce que l'institution des avocat réalise passablement."
Ma question porte donc sur la dernière partie du texte "Le parti pris [...] passablement"... Je souhaiterais que vous puissiez m'en expliquez le sens ...
D'autre part je souhaiterais que vous m'indiquiez les différentes voies que l'on peut suivre pour donner en deuxième partie du devoir (après l'explication ordonnée du texte) . C'est à dire une partie d'expression personnelle en rapport avec le texte ... Sa portée philosophique par exemple ...
Merci. -

Bonjour ! Voici ma réponse...

Mon Cyberprof Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


L'argumentation d'Alain a pour but de montrer que la justice dépend d'un jugement et ne peut se fonder que sur ce jugement qui consiste à comparer de façon argumentée les raisons qui conduisent au jugement. En d'autres termes, le fondement de la justice n'est pas l'autorité, que cette autorité soit la force ou encore un critère autre (comme Dieu dans le cas de la justice divine ou la Bible ou le Coran dans le cas des Etats fondés sur une loi religieuse). La justice ne peut se fonder que sur la raison humaine. Le préjugé ou le parti-pris sont donc contradictoires avec la justice puisque la raison suppose, pour pouvoir juger, de partir de prémisses objectives et impartiales (ce que veut dire la "bonne foi"). Dès lors, celui qui accorde un prix à la justice ne peut se satisfaire d'un parti-pris , même quand celui-ci lui est favorable.
Pour développer et critiquer cette question, vous pouvez essayer de lire des textes de Pascal (référez-vous à votre manuel) qui nous indiquent à l'inverse que la justice dépend de la force puisque les hommes ne pas capables de se mettre d'accord de façon rationnelle. Vous pouvez également vous appuyer sur la définition de la justice dans la République de Platon où, s'opposant au personnage de Thrasymaque qui défende une justice comme droit du plus fort, Socrate défend une justice comme occuper sa fonction dans la cité, ce qui signifie que la justice est une vertu relative à l'existence sociale (il n'y a de justice que parce que je vis avec les autres et que je dois les respecter en n'empiétant pas sur leur liberté).

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