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NATURE ET CULTURE
Explication du texte
Une vie heureuse n'est elle qu'une succession
Bonjour, dans la dernière question que je vous avez posée, je vous demandais de m'aider dans le but de trouver la thèse de l'auteur. Votre réponse m'a permit d'en conclure que l'auteur défendait le fait que la signification du mot était ambigue. Le problème que je rencontre aujourd'hui se situe justement dans le plan de l'explication que vous m'avez suggérer, en effet je ne vois pas à partir de quel moment dans la première partie du texte Sartre fait une distinction entre le mot neuf et le mot commun, en tout cas je ne la comprend pas, par conséquent je ne peut pas l'expliquée (je suis parvenu cependant à expliquer la dualité du mot et j'en ai conclu que cette dernière le rendait justement ambigu). De même vous m'aviez dit, pour la seconde partie, que le mot comportait le défaut de la désinformation, je vois le passage dans le quel Sartre énonce cette idée mais je ne comprend pas ce qu'il veut dire. Pour moi, la désinformation du mot vient du fait que ce dernier, avec le temps, se voit attribuer plusieurs significations qui l'éloigne petit à petit de son sens premier. Mais est-ce véritablement ce que veut montrer Sartre ici ? D'autre part je ne parviens pas à expliquer la dernière phrase du texte, je ne la comprend pas, que signifie t-elle ?
Toutefois, votre aide m'a permit de bâtir ce plan pour le commentaire :
thèse de l'auteur :le mot est ambigue
critique de la thèse : la linguistique, avec le fait que chaque mot renvoie à une c
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(...) Suite de la question (Voir directement la réponse)
hose rend obsolète l'idée que le mot soit ambigue.
ce qui la rend recevable : l'idée que le mot n'est pas un outil comme dans la linguistique mais plutot un milieu car nous ne pouvons pas maîtriser tout ce qu'il signifit. J'aurai ici recours à Martin Heidegger avec l'exemple de la poésie : en effet, le poète n'écrit pas pour vulgariser un savoir mais aussi pour faire voyager ces lecteurs
ma dernière question : Ce plan de commentaire est-il juste ? L'idée de la critique est-elle bonne ? L'idée que le mot est un milieu conforte t-elle la thèse de Sartre ?
P.S: revoici le texte de Sartre :
Le mot du langage commun est à la fois trop riche (il déborde de loin le concept par son ancienneté traditionnelle, par l'ensemble de violences et de cérémonies qui constituent sa "mémoire", son "passé vivant") et trop pauvre (il est défini par rapport à l'ensemble de la langue comme détermination fixe de celle-ci et non comme possibilité souple d'exprimer le neuf). Dans les sciences exactes, quand le neuf surgit, le mot pour le nommer est inventé simultanément par quelques-uns et adopté rapidement par tous (...). Mais l'écrivain - bien qu'il lui arrive d'inventer des mots - a rarement recours à ce procédé pour transmettre un savoir ou un affect. Il préfère utiliser un mot "courant" en le chargeant d'un sens nouveau qui se surajoute aux anciens : en gros, on dirait qu'il a fait voeu d'utiliser tout le langage commun et lui seulement, avec tous les caractères désinformatifs qui en limitent la portée. Si l'écrivain adopte le langage courant, ce n'est donc pas seulement en tant que le langage peut transmettre un savoir mais aussi en tant qu'il ne le transmet pas.
SARTRE
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Il ne s'agit pas exactement d'une distinction entre le mot neuf et le mot commun, mais plutôt d'un constat selon lequel certains nouveaux mots (qui deviendront communs) sont parfois créés. Ici, à la faveur d'un exemple concernant les "sciences exactes", Sartre nous explique que les scientifiques sont parfois confrontés à des situations et à des objets d'expérience tels que les mots communs manquent et ne parviennent pas à nommer ce qui est perçu. Alors, ils inventent le neuf, ils créent un nouveau mot pour désigner ce qui est vu. Il s'agit d'une thèse dite conventionaliset sur le langage, thèse consistant à dire que la langage résulte d'un accord implicite de reconnaissance d'une invention particulière : c'est en ce sens une convention.
Pour la seconde partie, il ne s'agit pas vraiment de désinformation au sens plein, mais disons que le fait que l'écrivain ait recours à un mot commun (n'invente donc pas ses mots) revient à ajouter un sens au mot, et donc à le complexifier. Autrement dit, il y a un risque d'incompréhension lié à la multiplicité du sens dans le temps (comme vous l'expliquer) et le lecteur va devoir faire un tri préalable pour cibler le sens requis.
Pour votre dernière question, il s'agit d'un problème de méthodologie dépendant de votre prof. Personnellement (et selon les instructions officielles du bac) il ne faut pas faire de partie critique de l'auteur car cela tourne souvent (surtout lorsque l'on débute en philo) à la caricature et à l'opposition peu construite. En l'occurence, ce que vous dites n'est pas pleinement recevable, puisque la linguistique montre qu'au mieux nous pouvons construire le sens dans un aller-retour entre la dénotation du mot, sa connotation et le contexte (émetteur / récepteur) mais que dans tous les cas, le risque de l'erreur est grand dans l'interprétation de tout discours, et on ne peut évacuer si simplement la complexité du langage. Si vous voulez vraiment "critiquer" Sartre, je vous enageg à lire les textes de Platon (Cratyle) Sausurre ou encore Benveniste que vous pourrez trouver dans votre manuel de terminale.