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Bonjour, voici le texte de Descartes que je dois commenter, seulemnt voilà, j'ai un peu de mal à le comprendre et je ne vois pas vraiment le plan apparaître... alors si vous pouviez me donner un coup de main.....
Ma troisième maxime était de tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde; et généralement, de m'accoutumer à croire qu'il n'y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir que nos pensées, en sorte qu'après que nous avons fait notre mieux touchant les choses qui nous sont extérieures, tout ce qui manque de nous réussir est, au regard de nous, absolument impossible. Et ceci seul me semblait être suffisant pour m'empêcher de rien désirer à l'avenir que je n'acquisse, et ainsi pour me rendre content. Car notre volonté ne se portant naturellement à désirer que les choses que notre entendement lui représente en quelque façon comme possibles, il est certain que si nous considérons tous les biens qui sont hors de nous (...)
(...) Suite de la question (Voir directement la réponse)
comme également éloignés de notre pouvoir, nous n'aurons pas plus de regret de manquer de ceux qui semblent être dus à notre naissance, lorsque nous en serons privés sans notre faute, que nous avons de ne posséder pas les royaumes de la Chine ou de Mexique; et que faisant, comme on dit, de nécessité vertu, nous ne désirerons pas davantage d'être sains, étant malades, ou d'être libres, étant en prison, que nous faisons maintenant d'avoir des corps d'une matière aussi peu corruptible (1) que les diamants, ou des ailes pour voler comme les oiseaux.
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Le texte qui vous est ici présenté à pour enjeu une question de morale : il s'agit de troisième règle de la morale par provision de Descartes, morale établie alors que Descartes est au début de l'expérience du doute. A ce titre, il faut comprendre que la morale envisagée est nécessaire parce que Descartes se retrouve dans une situation où il ne sait plus ce qui est vrai. Il s'agit donc de ne pas se laisser entraîner, du fait du doute théorique, dans des erreurs puis des fautes pratiques. La morale qu'ilo va donc choisir est une morale par provision, c'est-à-dire une morale de la juste mesure (ne pas faire "trop de vagues") qui consiste à se conformer aux exigences de la vie en société (respecter les autres et les règles communes du comportement social). Le problème de la troisième maxime est proche d'un problème propres aux morales stoiciennes, et il s'agit de se demander comment contrôler ses désirs, c'est-à-dire comment guider sa volonté. Descartes nous indique qu'il faur en quelque sorte régler sa volonté sur ce que l'on conçoit comme possible (ne vouloir que ce qu'on a de bonnes chances d'obtenir).
Vous avez dans ce texte deux parties séparées par le "car notre volonté", la première vous expliquant la maxime morale comme une conception du rapport entre vouloir individuel et pouvoir face à l'ordre du monde ; et la seconde expliquant précisément le raisonnement qui conduit à ériger cette maxime, à savoir le rapport entre volonté et entendement et le fait que la première doit être subordonnée aux conclusions du second.