Type de demande : question
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« Le corps de l'homme sauvage étant le seul instrument qu'il connaisse, il emploie à diverss usaages, dont, paar le défaut d'exercice, les nôtres sont incapables ; et c'est notre industrie qui nous ôte la force et l'agilité, que la nécessité l'oblige d'acquérir. S'il avait eu un hâche, son poignet romprait-il de si fortes branches ? S'il aviat eu une fronde, lancerait-il de la main une pierre avec tant de raideur ? S'il avait eu une échelle, grimperait-il si légérement sur un arbre ? S'il avait eu un cheval, serait-il si vite à la course ? Laissez à l'homme civilisé le temps de rassembler toutes ces machines autour de lui ; on ne peut douter qu'il ne surmonte facilement l'homme sauvage. Mais, si vous voulez voir un combat plus inègal encore, mettez les nus et désarmés vis-à-vis l'un de l'autre ; et vous reconnaitrez bientôt quel est l'avantage d'avoir sans cesse toutes ses forces à sa disposition, d'être toujours prêt à tout événement, et de se porter, pour ainsi dire, toujours tout entier avec soi. »
Rousseau.
1 - quelles différences entre l'homme sauvage et l'homme civilisé ce texte met-il en relief ?
2- que signifie "se porter pour ainsi dire, toujours tout entier avec soi ?
3- vous discuterez de la question de savoir ce qui peut-être à l'origine des grandes inventions techniques de l'humanité ?
Réponse :
1- ce tex
(...)
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(...) Suite de la question (Voir directement la réponse)
te retrace tout le travail et l'agilité qu'avait à l'époque l'homme sauvage, ici l'homme préhistorique, n'ayant que les propres outils qu'il se fabriquait l'homme devait imaginer, concevoir, s'outiller avec ses doigts, son agilité, son intelligence, il mettait tout en ?uvre pour arriver à vivre et à survivre.
Rousseau oppose d'une manière ironique l'homme civilisé à l'aide d' exemples comme l'échelle, la hache en nous disant que l 'homme civilisé n'a aucun mérite à réussir puisqu'il est en possession des outils adaptés.
Si la technique facilite le travail, elle le mécanise.
Car, parler de savoir faire c'est mettre en évidence l'union de l'esprit et du corps dans une activité où l'homme se manifeste comme nature et intelligence.
2 - toujours tout entier avec soi, je pense qu'il s'agit là de l'homme sauvage, qui lui est en opposition avec l'homme civilisé puisqu'il aucune force que les siennes, et que devant l'imprévu il n'a aucune arme que les siennes, aucun outil que ceux qu'il aura construit, il est seul avec lui.
Merci de me corriger les 2 premières questions, je ne sais pas si j'ai bien compris le texte et ce que veut dire Rousseau, car nous ne savons d'où est tiré cet extrait et nous n'avons aucun autre renseignement sur ce texte.
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Votre première réponse est bien formulée. Vous devez néanmoins vous méfiez de l'ironie que vos supposez à juste titre derrière l'analyse de Rousseau. Cette ironie est relative dans la mesure où l'homme par nature dont nous parle Rousseau est en quelque sorte un homme non corrompu par la facilité technique procurée par la vie en société. En effet, ce qui va intéresser Rousseau dans ce sauvage est non pas tant la différence technique (qui est évidente et met effectivement au jour le progès effectué par les hommes) que la différence comportementale que cela induit. Cela signifie que l'homme évolué est un être assisté et qui a de moins en moins conscience du travail et du raionnement qui l'ont conduit là où il est. Sa culture s'est donc développé de façon progressive pour être en passe de devenir le moyen d'un confort indu. L'habitude du luxe et de la facilité procurés par la technique sont donc des risques qui guettent l'homme vivant en société (il perd les qualités mêmes de son existence facile).
Pour La seconde réponse, il s'agit d'un prolongement de l'analyse dont je viens de vous entretenir. En effet, celui qui est tout entier avec soi est celui qui comprend les raisons de son existence. Il développe donc une intelligence qui marie à la fois les qualités premières de la socialbilité et du raisonnement (qui sont les deux qualités que Rousseau reconnaît par ailleurs à l'homme sauvage) et les acquis du progrès. Se porter tout entier avec soi ne veut donc pas forcément dire être sauvage mais comme le sauvage de l'exemple être capable de rendre raison de son existence en fonction de son développement rationnel.
Pour la troisième question, vous ne proposez rien... je suppose donc que cela fera l'objet d'un travail ultérieur de votre part, à l'aide des réponses que je viens de vous fournir.
Bon courage.