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Question posée : philosophie anglaise   -
- Type de demande : question

Je précise ma réponse sur la transformation dans l'idée de substance de Locke à Hume en passant par Berbeley. Chez L, la subs se suffit à elle même, elle est le support de ce qui apparaît, nous prédiquons sur elle. B a renoncé à la substance matérielle provenant de l'impossibilité pour L de démomtrer l'existence de la substance. Pr B, toutes nos idées ont une cause ext à notre propre conscience, mais de nat spirituelle et ,non matérielle. Chez Hume? (c'est pas très clair: les idées, les impressions sont des perceptions, il n'y a entre elles qu'une différence de degrè; il n'y a pas d'idée qui d'une manière ou d'une autre ne renvoie à une impression). Ma compréhension sur la transformation dans l'idée de substance entre L et B est claire, mais l'idée de subs chez Hume est plutôt embrouillée.

- Réponse de nos Cyberprofs

Votre façon de présenter le problème est en fait un peu curieuse. La question qui préoccupe ces auteurs est celle de savoir dans quelle mesure la métaphysique cartésienne a conduit à proposer une compréhension du connaître qui rend l'idée de substance totalement métaphysique et impossible à comprendre du strict point de vue expérimental. En fait, lors des Méditations, Descartes propose de comprendre la substance comme ce qui se conçoit clairement et distinctement comme séparé. Cela signifie que la substantialité est le fruit du cogito, c'est-à-dire qu'on ne pense de substance que dans la dimension d'une pensée, à la mesure d'un sujet connaissant qui s'expérimente lui-même comme substance. En d'autres termes, la substance n'est plus du tout le substrat des qualités perçues mais la condition innée des perceptions via les modalités de l'idée. Or, Locke va chercher à concilier cela avec une optique empiriste en montrant que la substance est à la fois une notion métaphysique et une construction sensible, ce qui caractérise son dualisme et l'hypothèse selon laquelle l'esprit est une force de construction de l'expérience. Berkeley quant à lui refuse tout simplement l'idée d'une substantialité objective caractérisée par l'existence de la matière. Dès lors, la substance ne se pense que sur les modalités de la pensée telles qu'elles sont partagées entre action divine et passion de l'esprit humain (qui ne peut être actif qu'au titre de cette passion première et dans la mesure d'une construction des idées reçues). Enfin, Hume choisit la fidélité à une thèse empiriste radicale consistant à ne concevoir la connaissance que sous les modalités d'une construction expérimentale. La substance n'est donc pas posée selon une définition métaphysique du sujet mais résulte d'une construction expérimentale. Elle n'est donc accessible que par le pouvoir d'unification des expériences propre à l'esprit humain. La substance n'a donc pas d'objectivité en elle-même mais se trouve être une construction dont il faut nier l'absoluité. La pensée de la substance chez Hume est donc éminemment relativiste et dépend des modalités de l'esprit tel qu'il est apte à constituer une expérience.

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