Type de demande : correction
pourriez vous corriger ma dissertation sur le sujet suivant : La pensée est -elle prisonnière du langage que nous parlons?
C'est aux pensées à nourrit les paroles, aux paroles à vêtir les pensées . De cette maxime orientale, on tirera la conclusion que la pensée est indissociable du langage.Or communément on entend dire, ou parfois même on dit que nos mots ont dépassé notre pensée. On cherchera donc à savoir si la pensée est prisonniere du langage c.a d. si elle en est dépendante ou non. La pensée peut(elle précéder le langage? Est-elle dissociable de celui ci? Nous montrerons tout d'abord, que la pensée peut être antérieure au langage. Ensuite, nous prouverons que ces 2 phénomènes sont liés. enfin, nous expliquerons en quoi la pensée n'est pas prisonnière du langage que nous parlons.
Pour beaucoup de personnes, la pensée précède le langage. en effet, on a souvent l'impression que pour parler il fauttout d'abord avoir des pensées. Pour eux donc, le langage est l'instument de la pensée. Mais, pour comprendre, il faut d'abord s'entendre sur la définition des mots pensée et langage.La pensée peut soit représenter un état de conscience, soit définir l'acte de penser comme une activité intellectuelle.
Le langage quant à lui est une faculté de communication entre les hommes.
La définition n eprésente pas ces éléments comme étant simultanés. de +, en faisant l'expérience de chercher ses mots, on constate que les mots ne parviennent pas au champ de ma conscience. En réalité, ce ne sont que des idées que je perçois et non des mots. donc si je pense pour trouver des mots , c'est que la pensée précède la parole.
L'idée que la pensée vient avant la parole est cependant un peu réductrice, car le langage et la pensée sont interdépendants l'un de l'autre c. a. d. que chacun dépend de l'autre, ils sont indissociables.
La pensée est prisonnière du langage car, comme l'affirme platon, si on cherche ses mots c'est avec d'autres mots. En effet, il est difficile de définir un objet ou une idée sans passer par des signes linguistiques; entités à 2 faces qui unit un concept et une image appelés respectivement signifié et signifiant. de ce fait, la pensée est dépendante du langage.
Comme le pense Hegel, le langage sert à prendre conscience de sa pensée. C'est par des mots que l'on pense. cela rejoint quelque peu l'idée de Platon. En effet, ceux-ci pense que les mots et la pensée sont inséparables l'un de l'autre.
Le philosophe René descartes, lui, définit le langage comme 1 témoignage d'une faculté de penser et de raisonner propre à l'homme.pour lui aussi on ne peut séparer les 2 éléments l'un de l'autre. Chez un adulte , du moins la pensée est indissociable de la parole car pour Platon, la pensée est "1 discours que l'âme se tient à elle-même". si l'on a l'impression que la pensée précède la parole, cela n'est pas vrai.
Si la pensée est prisonnière du langage
, elle ne l'est pas en revanche de la langue que nous parlons.
Pour 1 personne ayant appris 1 langue, le fait de penser en français ou dans une autre langue n'a pas d'influence sur la pensée. en effet, contrairement au langage qui est valable pour tout les hommes, la langue est 1 instrument de communication propre à 1 société humaine. et pourtant, tous les hommes ont la pensée. cela peut trés certainement signifier que la pensée n'est pas prisonnière de la langue que nous parlons.
Que l'on parle en francais , en allemand ou encore en italien, cela n'influence pa la pensée. effectivement , les opinions que l'on a et que l'on affirme ne varie pas suivant la langue dans laquelle on les exprime.La seule différence qu'il est possible de noter est la façon d'exprimer sa pensée ds 1 langue différente.
La diversité des langues ne constitue pas une une quantité trop important d'id"ées. le fait de la multiplication des idées vient de la pluralité des cultures et non de la langue que nous parlons c.a. d. de notre langue natale.
Donc, la pensée est prisonnière du langage , car les mots sont la base de la pensée humaine mais peu importe la langue que l'on utilise pour s'exprimer . de ce fait, la pensée n'est pas prisonnière de la langue que nous parlons.
Plus que prisonnière du langage, la pensée est surtout interdépendante de ce dernier. Il ne peut pas y avoir de pensée sans langage, mais il ne peut pas non plus y avoir de langages sans pensées. Les 2 concepts se complètent. Il faut donc penser pour dire mais aussi dire pour penser. Malgré cette interdependance, il neest pas possible de croire que la pensée est + forte que la parole.Pire comme l'affirme Bergson les mots peuvent ils dénaturés la pensée?
Réponse de nos Cyberprofs
A propos de l'introduction : votre langage est clair (c'est une qualité), mais vous n'approfondissez pas assez l'interrogation. Par ex., qu'est-ce que cela signifie que les mots peuvent "dépasser" la pensée? Cela veut-il dire que ces mots en question (que nous aurions voulu ne pas dire -mais alors demandez-vous comment cela se fait-il que nous les ayons dit? voyez sur ce point Spinoza, Ethique, II, proposition III, scolie) n'ont aucun rapport avec ce que je pensais? Mais celui en face, mon interlocuteur, ne m'impute-t-il pas une certaine pensée en raison même des mots que je prononce? C'est avec ce genre de développement que vous pouvez peut-être interroger le sens de l'expression "la pensée PRISONNIERE du langage que nous parlons".
Dans le premier moment de votre réflexion, ce que vous dites de l'esprit qui ne perçoit que des idées (la pensée est constituée d'idées et non de mots à proprement parler) est bon. Cependant, la transition avec l'idée du signe linguistique comme porteur de signification, et de là de la pensée comme dépendante du langage ou de l'exercice que lui impose le langage ou le maniement de cet outil, est maladroite. A dire le vrai, vous ne faites pas vraiment la transition. Il faut mieux travailler le moment où vous vous interrogez sur une véritable "indépendance" de la pensée à l'égard du langage.
La fin est plus confuse : vous dites d'abord que certes la pensée a un rapport constitutif avec le langage mais pas nécessairement avec la langue spécifique que l'on parle; argument : tous les hommes pensent, même s'ils parlent des langues différentes. Vous dites ensuite que la diversité des langues ne constitue pas à elle seule ce qui augmente le nombre d'idées, vous semblez faire de la diversité des cultures la raison pour la diversité des idées. Mais je vous demande si la culture n'a pas un rapport essentiel avec la langue qu'une société parle. Pour comprendre une culture, ne doit-on pas apprendre, ou se rendre familier de la langue que parle les membres de cette culture?
Un conseil pour finir, en rapport avec mes dernières remarques, articulez mieux et plus clairement la différence que vous faites entre langage et langue, et montrez plus clairement la dépendance de la pensée à l'égard du langage générateur de signification.
Bon courage