Type de demande : correction
Suite à votre réponse, j'ai commencé ma dissertation voir la 1ère partie. merci de me répondre rapidement.
Correction :
L'évidence est par définition quelque chose qui saute aux yeux, de plus le mot vient du latin "videre" qui veut dire voir, qui me paraît comme vrai, L'évident ,base solide, fondement de ce que nous savons. indiscutable, ce qui me semble logique, ce que j'accepte sans difficulté, indubitable.
La vérité relève du langage et du jugement descriptif.
Il y a évidence quant une idée s'impose comme claire et distincte, d'où la formule de Descartes est évident ce qui se présenterait si clairement si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute, car en premier précepte de sa méthode il a pris comme règle de conduite de n'admettre pour vrai que ce qu'il sait être tel avec évidence.
La recherche d'un critère de vérité est commandée par le souci d'éviter l'erreur. Intellectuellement nous ne pouvons pas pour penser, travailler, vivre. douter de tout. Notre vie, notre pensée, notre logique nous dit qu'en même temps que le principe de non-contradiction selon lequel une même chose ne peut pas à la fois être et ne pas être.
La vérité est une valeur en nous ,enfin, la vérité est quelque chose qui s'exige. chacun ne peut détenir une propre vérité, une évidence.
Enfant, au cours de l'apprentissage de la vie, nous assimilons toutes les croyances, préjugés, erreurs et vérités confondues, que l'on nous impose, sans jamais vraiment y réfléchir, ni chercher à savoir si tout cela est fondé. Par exemple, les notions de bien et de mal nous sont inculquées par nos parents, et nous les acceptons sans remise en question par notre raison, elle-même manquant encore de la maturité nécessaire pour y introduire le doute. Une fois adulte, nous sommes donc incapables de juger de leurs véritables valeurs, et nous restons comme pris au piège par ces principes auxquels nous adhérons en les croyant vrais.
2ème partie : transition
Dès lors, comment nous serait-il possible de douter des principes sur lesquels reposent toutes nos opinions, comme, par exemple, la nécessité de réussir ses études pour réussir dans la vie. En grandissant et en prenant conscience de cet état de fait, une remise en cause de l'ensemble de nos opinions et de nos jugements pourrait alors nous apparaître nécessaire. Soumettre toutes nos prétendues vérités à l'épreuve du doute n'est-il pas le meilleur moyen de parvenir à mettre en évidence ce qui ne pourrait être contesté ?
Nous ne somme pas toujours à l'abri de découvrir qu'une vérité que nous pensions évidente étant une fait une erreur.
- Cependant l'évidence ne s'avère t'elle pas trompeuse ?
L'évident comme obstacle à la vérité.
Ce qui me paraît évident ne l'est pas forcément pour d'autres.
L'évident c'est ce qui ne se justifie pas qui et acquis comme vrai.
Liebniz dira : l'évidence peut être trompeuse, elle est un critère trop subjectif de vérité. Une vérité démontrée et calculée sera tjrs sûrement et objectivement établie.
Il faut que je me demande si ce l'on pense est vrai, comment je peux approuver une telle certitude.
Comment puis je avoir une idée, une valeur ce à quoi rien de sensible ne correspond.
Il y a aussi les "opinions toutes faites", les choses qui me paraissent tellement évidentes que je n'ai pas éprouvé le besoin de vérifier. Ce sont les + dangereuses, d'autant plus que pour mois j'y crois "dur comme fer" et que je n'ai pas vérifiées leur authenticité.
Ne pouvant tout vérifier on est bien obligé d'avoir quelques certitudes
Le scepticisme qui nie la possibilité d'atteindre la vérité et d'autre part le dogmatisme qui affirme une vérité de manière absolue.
Nous sommes des êtres subjectifs et nous devons sans cesse nous remettre en cause et douter de tout n'est pas une bonne solution.
L'évidence réside t'elle dans l'idée dans la certitude dans la cohérence de la pensée ou encore dans la possibilité qu'une théorie soit vérifiée par l'expérience ?
Réponse de nos Cyberprofs
Vous avez fait un effort considérable de construction et d'argumentation. Néanmoins, vous restez encore largement victime de votre recours aux auteurs. Votre première partie est entièrement cartésienne sans l'être, c'est-à-dire que l'on voit bien que vous avez lu Descartes mais vous n'en restituez pas le questionnement spécifique. De même votre seconde partie amorce un tournant vers Leibniz, mais vous n'en maîtrisez pas les principes.
La solution que je vous propose est la suivante : gardez votre trame argumentative qui passe de l'idée d'une évidence comme critère du vrai (I) à l'insuffisance de ce critère (II). Mais, réduisez votre définition de départ en assimilant l'évident à ce qui se voit, ce qui saute aux yeux pour ensuite expliquer, dans le corps de votre première partie et à l'aide d'exemples tirés de la vision, les modalités de ce critère. Descartes peut alors vous aider à construire votre première partie, uniquement à la condition de ne pas chercher à retracer le parcours initiatique du doute et des préjugés de l'enfance mais en cherchant à définir l'évidence avec lui. Vous parviendrez alors à penser l'évidence comme une saisie directe de la chose par l'esprit. Descartes définit cela comme l'intuition et l'adéquation immédiate de la chose et de l'esprit. Il entend donc par là non une évidence sensorielle mais l'impossibilité spirituelle du doute (dans l'évidence je ne peux pas faire autrement que de penser ce que je pense). Dès lors, vous serez peut-être en mesure d'interroger la perspective cartésienne en essayant de montrer que l'esprit détenteur d'évidence peut être lui-même coupable d'erreur. En effet, en prenant des exemples encore très simples, vous pouvez montrer que ce qui détermine le vrai lorsque je m'aperçois que le baton dans l'eau n'est pas brisé ne consiste pas en une évidence (même spirituelle) mais en une construction du vrai par délibération intellectuelle. Du coup, l'évidence n'est pas un critère suffisant du vrai mais seulement un point de départ dans une démarche qui s'affranchit d'une spontaneité primaire. Enfin, vous pouvez très bien décider de montrer, dans une troisième partie, qu'en fait l'évidence n'est qu'un mot creux qui ne désigne que notre ignorance face aux choses. En effet, n'est évident que ce dont nous sommes incapables de justifier l'existence. En d'autres termes, il n'y a d'évidence que dans la mesure où il n'y a pas de raisonnement produit. L'évidence traduit la volonté de combler un vide entre le sujet et l'objet par une opinion immédiate et irrémédiablement irréfléchie parce que spontanée.
Voilà pour une proposition de démarche à partir de ce que vous avez analysé. Je ne vous fait cette proposition qu'à titre exceptionnel et indicatif car elle dépasse, je pense, largement ce que vous seriez en mesure d'effectuer par vous-même. Toutefois, vous possédez ainsi le type de démarche que l'on peut exiger de vous lors d'une réflexion philosophique. De la sorte, vous voyez bien qu'il s'agit avant tout d'un raisonnement et non d'auteurs. Je vous engage à bien revoir la méthode proposée sur le site afin de comprendre comment ces arguments doivent être mis en scène dans un plan et encadrés par intro et conclu.
Bon courage.