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Question posée : l'évident est il toujours vrai ?   -
- Type de demande : correction

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Question posée le : 09/10/2002
Matière : en philosophie
Type de question : correction
Titre de la question : l'évident est il toujours vrai ?
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-L'évident est il toujours vrai ?

- Définition de l'évident : vrai, ce qui va de soi, indéniable, indiscutable, ce qui me semble logique, ce que j'accepte sans difficulté, indubitable.

L'évident : base solide, fondement de ce que nous savons.

Or, on sait que ce qui est évident donc ce qui n'a pas besoin d'être démontré est sût indubitable. L'évidence est par définition quelque chose qui saute aux yeux, de plus le mot vient du latin "videre" qui veut dire voir.

On est convaincu donc c'est subjectif. Il y a évidence quant une idée s'impose comme claire et distincte, d'où la formule de Descartes est évident ce qui se présenterait si clairement si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.
L'évident est le donc le critère qui apparaît le moins discutable, c'est l'esprit qui est certain mais c'est l'idée qui est évidente, donc l'évidence est la rencontre de la certitude de l'esprit et l'évidence de l'idée.
Chez Descartes l'évidence est garantie et fondée sur un fondement métaphysique : Dieu parce qu'il est tout puissant, il est le créateur des vérités éternelles. Mais ce savoir n'est pas vérifié par l'expérience.

L'évidence est donc liée à la vue aux sens.
Nous pouvons nous demander de quelles évidences nous pouvons douter ?
- Cependant l'évidence ne s'avère t'elle pas trompeuse ?

L'évident comme obstacle à la vérité.
C - (...)

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- (...) Suite de la question (Voir directement la réponse)

e qui me paraît évident ne l'est pas forcément pour d'autres.

L'évident c'est ce qui ne se justifie pas qui et acquis comme vrai.
Liebniz dira : l'évidence peut être trompeuse, elle est un critère trop subjectif de vérité. Une vérité démontrée et calculée sera tjrs sûrement et objectivement établie.

Il faut que je me demande si ce l'on pense est vrai, comment je peux approuver une telle certitude.
Comment puis je avoir une idée, une valeur ce à quoi rien de sensible ne correspond.

Il y a aussi les "opinions toutes faites", les choses qui me paraissent tellement évidentes que je n'ai pas éprouvé le besoin de vérifier. Ce sont les + dangereuses, d'autant plus que pour mois j'y crois "dur comme fer" et que je n'ai pas vérifiées leur authenticité.
Ne pouvant tout vérifier on est bien obligé d'avoir quelques certitudes

Le scepticisme qui nie la possibilité d'atteindre la vérité et d'autre part le dogmatisme qui affirme une vérité de manière absolue.
Nous sommes des êtres subjectifs et nous devons sans cesse nous remettre en cause et douter de tout n'est pas une bonne solution.

L'évidence réside t'elle dans l'idée dans la certitude dans la cohérence de la pensée ou encore dans la possibilité qu'une théorie soit vérifiée par l'expérience ?


Merci de m'aider pour cette dissertation et me donner des exemples. -

Bonjour ! Voici ma réponse...

- Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


Votre essai de problématisation est bon dans la mesure où il soulève beaucoup de problèmes. Il a malheureusement le défaut de cette qualité : il est brouillon, parfois naïf et souvent peu cohérent. En clair, vous n'avez pas intégré la nécessité de raisonner par étapes progressives. Or, si vous partez effectivement de définitions, vous n'avez pas compris l'utilité de ces définitions. Il ne s'agit pas simplement de partir de la définition parce que votre prof vous aurait dit de le faire. Ce recours à la définition a le rôle d'étape fondatrice de votre raisonnement. Or, définir l'évidence comme ce qui est vrai, va de soi ou est indéniable vous enferme déjà dans des difficultés presque insurmontables puisque ces trois termes ne sont pas équivalents. Partez donc du constat simple qui consiste à dire que l'évidence est ce qui saute aux yeux (etymologiquement, comme vous le dites bien). Cette définition préliminaire pose un premier problème : de quelle manière ce qui s'impose à l'esprit (par les yeux qui ne sont pas alors simplement un organe mais le mode physique de l'esprit) peut-il passer pour indubitable ? Vous avez donc là une question sur l'origine de l'erreur, puisque si l'évidence est vraie, l'erreur ne peut venir que de l'esprit humain. Dès lors, vous pouvez effectivement mettre en question Descartes mais pas tel que vous l'avez fait (car le divin n'est pas le fondement de l'évidence mais seulement sa garantie dernière, ce qui signifie que l'on peut penser la validité scientifique de l'évidence sans ce fondement). En d'autres termes, je ne condamne pas votre utilisation d'un certain contexte philosophique (Descartes-Leibniz ou même un certain jargon philosophique) mais ayez conscience que le débat n'est pas aussi facile et que vous risquez beaucoup moins à user de votre propre réflexion et de vos propres mots. La question principale qui vous est posée est celle des critères de la vérité dans le sujet connaissant et vous vous devez de l'assumer dans l'espace des relations entre vérité et évidence. Les auteurs ne sont qu'accessoires et sont eux-mêmes des exemples de votre propre réflexion, au même titre que vous pouvez utiliser d'autres exemples (les différentes erreurs des sens comme le mirage, l'illusion du baton brisé dans l'eau, ou encore les conséquences de la cire qui fond chez Descartes).
A vous donc de recomposer votre réflexion à partir de ces impératifs de rigueur et de simplicité.
Bon courage !

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