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Question posée : "Epictète 2"   -
- Type de demande : question

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Question posée le : 00/00/1995
Matière : en philosophie
Type de question : question
Titre de la question : "Epictète 2"
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-Bonjour!
Merci de votre réponse précieuse!
Cependantil y a deux choses que je ne comprends pas dans celle-ci.
Je vous rapelle mon texte:

« Est libre l'homme qui ne rencontre pas d'obstacles et qui a tout à sa disposition comme il veut. L 'homme qui peut être arrêté, contraint, entravé ou jeté malgré lui dans quelque entreprise est un esclave. Mais quel est celui qui ne rencontre pas d'obstacles? C'est celui qui ne désire rien qui lui soit étranger. Et qu'est -ce qui nous est étranger? C'est ce qu'il ne dépend pas de nous d'avoir ou de ne pas avoir, ni d'avoir avec telle qualité dans telles conditions. Ainsi le corps nous est -il étranger, étrangères ses parties, étrangère notre fortune; si tu t'attaches à l’une de ces choses comme à ton propre, tu subiras le châtiment que mérite celui qui convoite des choses étrangères. Telle est la route qui conduit à la liberté, le seul moyen de nous affranchir de l'esclavage. »

EPICTÈTE

Déjà je ne comprends pas la phrase : "L'homme qui peut etre arreté, contraint, entravé ou jeté malgré lui dans quelque entreprise est un esclave."(phrase 2). Je ne voit pas si il passe d'une servitude physique ou plutot morale, mentale. Dans ce cas ce serait le corpsqui contraint?pouvez vous m'éclairer -  (...)

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- (...) Suite de la question (Voir directement la réponse)

sur ce point?DE plus quel commentaire faire sur la conclusion?Je n'en ai trouvé aucun...Vous me proposez comme interet philosophique: s'interroger sur ce qui dépend vraiment de nous. Eb fait, à part donner des exemple je vois mal ce que je pourrez faire car je n'ai pas beaucoup d'idées la dessus. Evidemment on pourrait faire intervenir la raison mais ce serait plutot furtif ou rebarbatif vous ne trouvez pas? Un copain de fac m'a proposé cet interet: "spus une définition en apparence négative de la liberté (abscence de contrainte) s'affirme une conception positive que nous pouvons faire aujourd'hui encore pleinement notre: la définition de la liberté comme autonomie, comme refus de ce qui nous affecte passivement."Déjà, je ne vois pas trop ce qu'il entend par autonomie et "ce qui nous affecte passivement". Que pensez vous de cette problematique sinon? Quelque soit votre avis pouvez vous me donnez un point de départ pour l'interet philosophique car je suis vraiment à cours d'idée.
Merci encore, ce site est vraiment génial et vous aussi!
Julien.
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Bonjour ! Voici ma réponse...

Mon Cyberprof Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


Je commence par le premier point : vous avez tout à fait raison de pointer l'ambiguïté de la définition de la servitude : en effet, doit-on comprendre que la servitude résulte d'une contrainte physique? Car de fait le props est très général. Mais c'est le jeu d'un commentaire que d'exploiter ces ambiguïtés, et la première des choses c'est en faire état dans votre explication proprement dite. Ensuite, il faut cependant faire remarquer que contrainte est à rapprocher de "être jeté malgré lui dans une entreprise", c'est-à-dire être entraîné malgré sa VOLONTE à faire quelque action. C'est-à-dire ne plus être maître de soi et de ses actes et s'exposer à le regreter (thème de la tristesse qui est conçue comme absolument néfaste par le stoïcien, en ce sens que la tristesse a un effet "dissolvant" de l'âme et de sa fermeté, le vain regret n'est-il pas l'expression de l'impuissance même, c'est-à-dire de l'état d'esclave absolument passif -impuissant à agir conformément à ses vues, etc.?). Il s'agit donc bien ici de contrainte qui s'exerce sur la volonté et qui a pour effet de nous déposséder de notre capacité de vouloir ce qui arrive (d'être en harmonie avec la raison du tout). C'était le premier point.
Le deuxième point : votre ami vous a suggéré de bonnes idées. Le texte débute certes par une définition apparemment négative de la liberté, mais attention déjà, dès la première phrase, la conception positive est présente par l'intermédiaire de la référence à la volonté. Le thème central est bien celui de la liberté (dont il faut expliciter la conception d'Epictète), mais la notion centrale qui sert à l'élaboration de cette conception de la liberté, c'est la volonté. Il s'agit donc pour vous de faire le lien entre liberté-vonlonté-distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas (ce qui dépend absolument de nous, n'est-ce précisément pas notre volonté, pourvue qu'elle ne subisse pas l'assaut des passions?).
Voilà. J'espère que cela vous aidera. Bon courage.

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