Type de demande : question
Bonjour, voici le texte D 'Alain . j'ai bcp de mal a dégager le plan et surtout l' interet philosophique
Toute pensée, confuseou claire, de doctrine de sentiment, de chose,de vision de résolution,d'hésitation, de négation ,de doute, de souvenir, de remords, d' espérance, de crainte vraie oou non, durable ou non,en rêve ou non a pour sujet costant le Moi,ou pour mieux parler le Je.Quand je voudrais feindre quelque nébuleuse inconnue où je ne sois pas,quelque autre monde séparé,quelque passé avant moi, quelque avenir après moi, le sujet de ces pensées est toujours moi.Je pense tout ce qui est pensé, tout ce qui est ettout ce qui peut ê tre, tout le possible et impossible;c'est pourquoije ne puis penser que "je ne suis pas"comme Descartesa su le mettre au jour. Telleest sans doute la loi suprême de toute logiquepuique n' importe quelle pensée, même absurde, la suppose.J ne suis qu'un;car si je sis deux,l' un et l' autre c'est toujours moi;et quand je me dédouble,il m' apparait encore mieux que je ne suis qu'un;car l' un est moi,et l' autreest moi. Je reste le même; car si je suis tel, et puis autre, c' est toujours moi qui suis tel, et puis autre
Je ne saurai jamais que je suisautre,si ce n' est point moi, le même,qui suis autre.De toute pensée je suis le sujet. toute connaissance, toute expérience forme ainsi un tout avec toute connaissance et toute expérience; que ce soit passé ou imaginaire il n'importe; c' est d' abord et ensuite de moi et pour moi.
ALAIN"element de philosophie"
Merci pour votre aide "
Réponse de nos Cyberprofs
Le texte est difficile d'une part parce qu'il vous faut un peu connaître le texte auquel il se réfère nécessairement : deuxième méditation de Descartes (la référence à Descartes est dans le texte même), et d'autre part parce que le texte semble bien copmpact.
Voyons un peu :
D'abord, est affirmé la thèse : toute pensée (claire, confuse, etc.), tout ce qui a été conçu ne peut l'être que par un sujet (le mot de sujet, attention, ne vient qu'à la fin du texte si je ne me trompe pas : il s'agit donc peut-être d'analyser comment la notion de sujet se constitue au cours de ce texte). Donc plutôt d'abord par référence à un Moi, ou plutôt, précise l'auteur, à un Je. Il faut analyser cette précision : le je est préféré au moi sans doute parce que le moi est un objet, il est le résultat de l'activité du je pensant (voir la fin du texte quand il est question de la totalité que forment mes pensées, mes expériences supposant de façon nécessaire un je, et qui s'identifie précisément au moi -dernier mot du texte). Ainsi premier moment du texte : affirmation de la thèse selon laquelle on ne peut concevoir des pensées que par référence à un je qui les pense (jusqu'à "toute logique la suppose..."). Deuxième moment : la question de l'unité de ce Je qui ne peut être qu'un (étudier le mode d'argumentation : si je suis deux, il faut toujours que ce "deux" se réfère à une unité qui puisse constater la dualité). Troisième moment : l'unité mène à considérer l'identité du je : je suis toujours le même. Si je suis autre, il faut que je reste le même pour constater le changement -sinon le rapport ne pourrait être fait entre ce que j'étais et ce que je suis maintenant). Enfin, dernier moment : comment le je à travers son statut de sujet constitue une totalité : le moi, constitué de ses pensées, de ses expériences.
Voilà la structure du texte. Il faut marquer cependant les temps forts, en particulier le moment de la référence à Descartes, car c'est Descartes qui est le fondateur de la notion moderne de sujet (c'est là le thème du texte), et qui insite sur l'idée qu'il ne peut y avoir de pensée sans qu'elle soit conçue par un sujet. Kant reprendra cette thèse en formalisant la notion de sujet (le je pense comme une fonction : "le je pense doit pouvoir accompagner toutes mes représentations", catégorie logique).
Cependant, ce qui disparaît du texte d'Alain est la notion de substance pensante, présente chez Descartes. Et cependant on retrouve ses caratéristiques dans ce qu'il dit de l'unité et l'identité du je (permanence du sujet).
La question que vous pouvez vous poser pour aborder le texte est donc celle de savoir quels contours donne à la notion de sujet le texte d'Alain. Sommes-nous très loin de Desacrtes? Il ne semble pas. Pour bien faire je vous invite à relire le texte de la Médiation 2 de Descartes (le cogito).
Voilà qq indications, j'espère que cela vous aidera. N'hésitez pas à réécrire, si besoin d'aide supplémentaire.
Bon courage.
Bon courage.
"