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Question posée : Commentaire d'un texte de Kierkegaard   -
- Type de demande : question

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Question posée le : 00/00/1995
Matière : en philosophie
Type de question : question
Titre de la question : Commentaire d'un texte de Kierkegaard
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- Voici le texte sur lequel je dois faire ma première étude de texte :


Dégagez l’intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée.

« On a l’habitude de dire que l’oisiveté est la mère de tous les maux. On recommande le travail pour empêcher le mal. Mais aussi bien la cause redoutée que le moyen recommandé vous convaincront facilement que toute cette réflexion est d’origine plébéienne. L ‘oisiveté, en tant qu’oisiveté, est la mère de tous les maux, au contraire, c’est une vie vraiment divine lorqu’elle ne s’accompagne pas d’ennui. Elle peut faire, il est vrai, qu’on perde sa fortune, etc…Toutefois, une nature patricienne ne craint pas ces choses mais bien de s’ennuyer. Les dieux de l’Olympe ne s’ennuyaient pas, ils vivaient heureux en une oi (...) - 

 

- (...) Suite de la question (Voir directement la réponse)

siveté heureuse. Une beauté féminine qui ne coud pas, ne file pas, ne repasse pas, ne lit pas et ne fait pas de musique, est heureuse dans son oisiveté : car elle ne s’ennuie pas. L’oisiveté donc, loin d’être la mère du mal, est plutôt le vrai bien. L’ennui est la mère de tous les vices, c’est lui qui doit être tenu à l’écart . L’oisiveté n’est pas le mal et on peut dire que quiconque ne le sent pas prouve, par cela même, qu’il ne s’est pas élevé jusqu’aux humanités. Il existe une activité intarissable qui exclut l’homme du monde spirituel et le met au rang des animaux qui, instinctivement doivent toujours être en mouvement. Il y a des gens qui possède le don extraordinaire de transformer tout en affaire, dont toute la vie est affaire, qui tombe amoureux et se marie, écoutent une facétie et admire un tour d’adresse, et tout avec le même zèle affairé qu’ils portent à leur travail de bureau. »

Kierkegaard


Voici les quelques idées que j’ai retenues :
Kierkegaard remet en cause l’idée générale selon laquelle l’oisiveté est la mère de tous les maux et que seul le travail peut empêcher le mal. Le texte commence par l’énoncé d’une constatation qui incite Kierkegaard à s’interroger sur le sens de ses appréciations. Il annonce comment il réfute cette thèse en 2 temps :
1) par rapport à la cause redoutée qu’est l’oisiveté. Il l’oppose à l’ennui citant l’exemple des dieux de l’Olympe et celui d’une beauté féminine. Il en conclut que l’oisiveté est « le vrai bien » et que c’est l’ennui qui est « la mère de tous les vices ». Il fait tout de même une concession : « elle peut faire … etc ».
2) par rapport au moyen recommandé qu’est le travail ou l’activité qui selon lui exclu l’homme du monde spirituel en le laissant au rang des animaux. (Dernière partie du texte que j’ai du mal à comprendre et à analyser).

INTERET PHILOSOPHISUE DU TEXTE :

Kierkegaard procède à une réhabilitation de la notion de loisir (otium) chère aux anciens , qui critiquaient le travail. Pour soutenir son argumentation, il fait sans cesse référence à l’Antiquité (opposition plébéiens/patriciens, humanités, dieux de l’Olympe et peut-être beauté féminine pouvant faire penser à la déesse de la beauté ?). Il s’oppose à une morale populaire laborieuse qu’il condamne sur un ton aristocratique et ironique (si je ne fais pas d’erreur en considérant la dernière partie comme ironique).


Pourriez-vous me dire si mon analyse est bonne et m’aider à construire mon commentaire en me suggérant un plan.
C’est assez urgent car j’aimerai pouvoir en faire le maximum d’ici lundi soir.
Merci beaucoup.
Marie


" -

Bonjour ! Voici ma réponse...

Mon Cyberprof Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


Vous avez, me semble-t-il, parfaiteent compris le texte. Vous avez bien vu en effet la référence privilégiée à l'idéal grec du loisir (seul l'esclave travaille) qui est prisé surtout par les philosophes -voyez Aristote -car le labeur -physique s'entend- empêche la pensée -ne trouve-t-on pas d'ailleurs cette idée dans le texte? Il ne faut pas manquer d'indiquer la filiation de Kierkegaard avec les philosophes grecs sur ce point.
Je ne vous donnerez donc qq des indications de méthode: d'abord, le commentaire d'un texte philosophique ne s'ordonne pas selon un plan comme en dissertation, il s'articule conformément aux articulations du texte à commenter. Ce qu'il faut faire (en intro): Dégager le thème puis la thèse de l'auteur qui répond elle-même à un problème d'histoire de la philosophie qu'il vous faut identifier (Kierkegaard entend réfuter ou s'opposer à Hegel qui a une thèse sur le travail qui stipule que l'homme ne peut développer sa nature qu'en travaillant -voyez la dialectique du maître et de l'esclave). Ensuite il vous faut vous même élaborer un problème qui va orienter le découpage du texte que va suivre donc votre développement. Ici pourquoi ne pas se demander quelle définition stricte du travail Kierk. se donne, celle qui lui permet justement d'affirmer une telle position "aristocratique" par rapport au travil? Et selon ce but que vous assigner à votre étude, vous annoncez les grandes articulations du textes et vous commencer le commentaire (=développement) en ne perdant pas de vue la ligne problématique que vous aurez donc définie pour la reprendre en conclusion.
Voilà. Bon courage.


Dorian"

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