Type de demande : question
Voila le texte duquel j'ai à dégager l'intéret pilosophique en procédant à son étude ordonnée :
"Ces montagnes, ces maisons et ces arbres qui sont à présent sous mes yeux, m'ont toujours apparu dans le même ordre; et quand je les perds de vue en fermant les yeux ou enfournant la tête, je trouve peu après qu'ils me reviennent sans le moindre changement. Mon lit et ma table, mes livres et mes papiers se présentent de la même manière invariable et ils ne changent pas à la suite d'une interruption, quand je cesse de les voir ou de les percevoir. C'est le cas de toutes les impressions dont les objets, admet-on, ont une existence extérieure; ce n'est pas le cas des autres impressions, qu'elles soient douces ou violentes, volontaires ou involontaires. Cette constance, toutefois, n'est pas assez parfaite pour ne pas admettre des exceptions très importantes. Les corps changent souvent de position et de qualités, et il peut se faire qu'après une courte absence ou une courte interruption, ils deviennent à peine reconnaissables. Mais l'on doit observer que, même dans ces changements, ils conservent de la cohérence et qu'il y a une dépendance régulière des uns aux autres; ce qui sert de base à une sorte de raisonnement causal et produit l'impression de leur existence continue. Quand je reviens dans ma chambre après une heure d'absence, je ne trouve pas mon feu dans l'état où je l'ai laissé; mais je me suis accoutumé, en d'autres cas, à voir se produire un changement semblable dans un temps semblable, que je sois présent ou absent, proche ou éloigné."
HUME
Je cherche donc quelques pistes ou idées pour l'étude de ce texte.
P.S : Je remercie DORIAN qui m'avait donné des idées au sujet d'une dissertation sur la conscience. J'ai eu grace à vous (lui) une assez bonne note.
"
Réponse de nos Cyberprofs
Ce texte de Hume porte sur ce qu'il appelle les idées qui nous viennent des "impressions" des objets extérieurs. ces "idées d'impressions" peuvent conduire à former des idées que l'on croit universelles et nécessaires (à tort selon Hume) comme la causalité ou la permanence (de ce que l'on croit être des substances ou des choses en soi, qui ont une existence conforme à ce que l'on perçoit). votre travail consiste pour le moment à bien relever la façon dont Hume arrive dans son texte à parler d'"impressions" (l'imaginiation, la mémoire: première partie du texte) et comment cela le conduit à considérer une idée comme la causalité. posez vous ensuite la question de savoir si Hume ne réduit donc pas toutes ces idées qui servent de base à la science -la causalité- à des idées qui naissent de l'association de NOS impressions? L'intérêt donc ici est de voir comment Hume affirme que les idées ont une origine radicalement subjective.
voilà qq pistes pour démarrer ce commentaire de texte
bon courage
Dorian"