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Question posée : L'Europe de Vienne   -
- Type de demande : question

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Question posée le : 06/02/2004
Matière : en histoire-géographie
Type de question : question
Titre de la question : L'Europe de Vienne
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- Bonjour,
Etudiante en 1ère année d'histoire, j'ai un problème assez urgent. J'ai un commentaire de document à rendre lundi, étant hospitalisée jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas pu faire des recherches bien que je me suis déjà penchée sur le texte. N'ayant pas eu assez de temps, j'ai du mal à dégager l'importance du texte et ayant peu de connaissance sur le sujet j'ai du mal à construire un commentaite. Pouvez vous me faire un plan détaillé en 2 parties (I a-b; II a-b ) ) qui me permettra d'aller directement à l'essentiel de mes recherches, n'ayant plus que ce week end pour le rédiger.
Je vous joins le texte qui s'intéresse au statut de Napoléon lors d'un congrès de Vienne suite à sa fuite.

Déclaration du Congrès de Vienne (1815)


Déclaration du 13 mars 1815

Déclaration

Les puissances qui ont signé le traité de Paris, réunies au congrès à Vienne, informées de l'évasion de Napoléon Buonaparte, et d (...) - 

 

- (...) Suite de la question (Voir directement la réponse)

e son entrée à main armée en France doivent à leurs propres dignités et à l'intérêt de l'ordre social, une déclaration solennelle des sentiments que cet événement leur a fait éprouver.

En rompant ainsi la convention qui l'avait établi à l'île d'Elbe, Buonaparte détracte le seul titre légal auquel son existence se trouvait attachée, en reparaissant en France avec des projets de trouble et de bouleversement, il s'est privé lui-même de la protection des lois, et a manifesté, à la face de l'univers, qu'il ne saurait y avoir ni paix ni trêve avec lui.

Les puissances déclarent en conséquence que Napoléon Buonaparte s'est placé hors des relations civiles et sociales, et que, comme ennemi et perturbateur du repos du monde, il s'est livré à la vindicte publique.

Elles déclarent en même temps que, fermement résolues de maintenir intact le traité de Paris, du 30 mai 1814, et les dispositions sanctionnées par ce traité et celles qu'elles ont arrêtées ou qu'elles arrêteront encore pour le compléter et le consolider, elles emploieront tous leurs moyens et réuniront tous leurs efforts pour que la paix générale, objet des v?ux de l'Europe et but constant de leurs travaux, ne soit pas troublée de nouveau, et pour la garantir de tout attentat qui menacerait de replonger les peuples dans les désordres et les malheurs des révolutions.

Et quoique entièrement persuadés que la France entière, se ralliant autour de son souverain légitime, fera incessamment rentrer dans le néant cette dernière tentative d'un délire criminel et impuissant, tous les souverains de l'Europe, animés des mêmes sentiments et guidés par les mêmes principes, déclarent que, si contre tout calcul il pouvait résulter de cet événement un danger réel quelconque, ils seraient prêts à donner au roi de France et à la nation française, ou à tout autre gouvernement attaqué, dès que la demande en serait formée, les secours nécessaires pour rétablir la tranquillité publique, et à faire cause commune contre tous ceux qui entreprendraient de la compromettre.

La présente déclaration, insérée au protocole du congrès réuni à Vienne, dans sa séance du 13 mars 1815, sera rendue publique.

Fait et certifié véritable par les plénipotentiaires des huit puissances, signataires du traité de Paris.

A Vienne, 13 mars 1815.

Suivent les signatures dans l'ordre alphabétique des cours.

Autriche. Le prince de Metternich ; le baron de Wessenberg.
Espagne. P. Gomez Labrador.
France. Le prince de Talleyrand ; le duc de Dalberg ; Latour-du-Pin ; le comte Alexis de Noailles.
Grande-Bretagne. Wellington ; Clancarty ; Cathcart ; Stewart.
Portugal. Le comte de Pamella ; Saldonha ; Lobs.
Prusse. Le prince de Hardenberg ; le baron de Humbold.
Russie. Le comte Rasumowsky ; le comte de Staekelberg ; le comte de Nesselrode.
Suède. Laemenhelm.

Je vous remercie par avance, un plan détaillé suffira largement à m'éclairer et à me donner un fil conducteur.
Cordialement -

Bonjour ! Voici ma réponse...

Mon Cyberprof Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


Dans votre commentaire vous pourrez être amené à montrer que malgré les affirmations qui condamnent personnellement « Buonaparte » (dédain à souligner), les Alliés entendent châtier la France qui une nouvelle fois déstabilise l'équilibre européen. Finalement le traitement réservé à Napoléon éclaire la volonté des puissances européennes de marginaliser la France dans la nouvelle Europe en construction au Congrès de Vienne.

Dans une première partie vous aurez à rappeler la situation de la France et de Napoléon à l'issue de la campagne de France de 1814 et le sort réservé à l'empereur déchu : vous rebondirez sur les termes du texte : « évasion », « île d'Elbe », « 1er traité de Paris ». Cette partie pourrait s'intituler : le vol de l'aigle remet en cause la fragile construction de l'équilibre européen.
Dans une seconde partie, il faudrait montrer qu'à travers les accusations contre Napoléon et les références aux anciens « malheurs et malheurs des révolutions » ce n'est pas seulement l'empereur qui est visé mais celui qui a terminé la Révolution et a consolidé certains acquis de 1789 (débats vifs en France entre partisans d'une restauration-réaction et d'une restauration-compromis : la charte de Louis XVIII reflète cette ambiguïté ).
Ce que rejette les Alliés permettent d'envisager dans la dernière partie : les objectifs des puissances européennes pour la nouvelle Europe. Ordre, légitimité, rôles déterminants de la foi et des rois chargés de veiller au respect de la paix. Bref autant de valeur qui serviront de ciment à la future Sainte Alliance (septembre 1815) beaucoup plus sévère contre une France qu'on veut au ban des nations (2ème traité de Paris novembre 1815)

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