Type de demande : Question simple
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LA CHEVELURE POEME DE BAUDELAIRE
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Texte étudié: Le Confiteor de l'artiste de Baudelaire.
Problématique: En quoi ce texte, dont vous justifierez la forme, révèle-t-il le malaise de l'écriture poétique ?
Je n'arrive pas à trouver en quoi la forme est-elle révélatrice de ce malaise. Notre professeur ne nous a donné que des explications très brèves et malheureusement je dois faire un commentaire sur ce poème. Si vous pouvez me dire en gros ce dont il faut parler, me donner une idée des axes principaux du poème pour que je puisse faire mes paragraphes sans hors sujet. D'avance Merci.
Bonsoir,
Merci pour le texte et cette introduction. C’est une bonne introduction, vous amenez bien le sujet à partir d’un contexte plus large, c’est bien écrit et bien fait. Très bon début donc. Essayez simplement de développer un peu plus la fin de votre introduction en résumant un peu plus précisément, mais rapidement toujours bien sûr, le contenu du poème. Le but est de donner les grandes lignes au l (...)
Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Bonjour,
tout d'abord, je ne dispose malheureusement pas de ce texte. Pourriez-vous svp me faire passer via votre interface un exemplaire du texte que vous devez étudier ? (au format Word ou PDF par exemple).
Par ailleurs, notre but étant de vous aider à organiser et approfondir votre réflexion, je vous propose de me donner également vos premières idées; ce n'est pas grave si c'est incomplet ou pas totalement exact, je pourrai ainsi mieux vous aider en voyant quelles sont vos difficultés comme les points que vous maitrisez.
A bientôt pour une réponse à partir de ces différents éléments.
Voici le texte:
"Que les fins de journées d'automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu'à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité ; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini.
Grand délice que celui de noyer son regard dans l'immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l'azur ! une petite voile frissonnante à l'horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
Toutefois, ces pensées, qu'elles sortent de moi ou s'élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L'énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m'exaspère. L'insensibilité de la mer, l'immuabilité du spectacle me révoltent... Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu."
J'ai fait une introduction, la voici:
==> Le XIX ème siècle voit le début de l'industrie et le développement de l'urbanisation. Les villes fascinent et bon nombre d'oeuvres en font leur cadre privilégié. Ainsi des auteurs tels que Baudelaire puis suivant son mouvement Rimbaud, Charles Cros ou encore Tristan Corbière en feront un sujet d'inspiration. Baudelaire, dont l'oeuvre la plus célèbre est Les Fleurs du Mal écrira aussi Le Spleen de Paris ou Petits Poèmes en prose publié en 1862. Inspiré directement par Aloysius Bertrand (initiateur de la poésie en prose avec son recueil Gaspard de la Nuit publié en 1842), il illustre dans son oeuvre les thèmes favoris du poète. Ainsi dans son poème Le Confiteor de l'artiste, il met en valeur l'existence d'un idéal entrevu mais jamais accessible pour l'homme.
==> J'ai pioché ces informations sur Internet, je ne sais pas si elles sont exactes. Pour le reste du commentaire, je ne sais toujours pas comment m'y prendre et je n'ai pas encore trouvé de plan pour répondre à la problématique posée.
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Bonsoir,
Merci pour le texte et cette introduction. C’est une bonne introduction, vous amenez bien le sujet à partir d’un contexte plus large, c’est bien écrit et bien fait. Très bon début donc. Essayez simplement de développer un peu plus la fin de votre introduction en résumant un peu plus précisément, mais rapidement toujours bien sûr, le contenu du poème. Le but est de donner les grandes lignes au lecteur en terme de fond, d‘histoire si l’on veut, pour pouvoir ensuite déployer votre analyse clairement, sans que le lecteur ait besoin de se référer à des éléments de la narration pour comprendre totalement votre analyse. Il faudra aussi annoncer la problématique étudiée, telle qu’elle vous est donnée et sur laquelle nous revenons à présent, ainsi que le plan adopté.
Il faut donc commencer par justifier la forme de cet écrit. Comme vous le savez, il s’agit d’un poème en prose, un peu à la manière d’un apologue. Cela peut s’expliquer par plusieurs volontés :
- cela fait plus naturel, plus profond, car il n’y a pas de travail sur les rimes (apparent, car le travail sur les sonorités est très important ici) ; on sent une spontanéité plus forte de l’écrivain qui dit le malaise qu’il ressent comme il vient ;
- cela permet aussi de voir les choses sous forme d’une histoire, plus spontané donc toujours, mais aussi plus réel, arrivant vraiment au poète : cela est encore plus convaincant ;
- cela permet aussi des descriptions plus longues, car il n’y a pas la limitation des vers etc.
En fait, il s’agit de montrer que cette forme permet d’atteindre l’objectif du poète ici : la forme est plus attrayant mais aussi plus souple voire simple pour lui et abordable aussi, donc bien plus convaincante. Sur le fond, cela permet de raconter une histoire (avec plusieurs parties mieux identifiées dans le récit), donc de faire plus réel : le lecteur sera convaincu s’il a l’impression que le poète lui-même a bien vécu tout cela. Les quatre parties évoquées sont les suivantes (correspondant aux paragraphes) : l’introduction, sorte d’annonce de la fin ; une phase d’ascension, marquée par la rêverie voire la méditation ; une phase de chute ensuite avec la révolte ; enfin la triste et ultime fin, défaite ultime donc. Essayez aussi de reprendre cette analyse qui vous montre aussi l’objectif et la structure du texte et de vous pencher sur chaque partie pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Pour répondre à la première partie de la question, vous devez donc reprendre et approfondir les éléments de texte et de forme qui vous permettent de dire que le poète a choisi cette forme car il peut ainsi mieux toucher et convaincre, donc mieux faire passer son malaise auprès du lecteur. La forme est donc révélatrice du malaise car c’est un poème « désordonné » : pas de vers et de strophes, pas de versification, mais un malaise qui semble empêché les compositions habituelles. La forme en quatre paragraphes scindés, presque de plus en courts, comme si la précipitation vers la fin s’accélérait, accentue cet état de faits. Pour finir de répondre à cette question, dites-vous qu’habituellement, le poète aurait composé un poème plus classique, avec strophes, vers etc. Tout ce qui est donc différent de cette habitude est ici signe de malaise, car le poète ne peut se concentrer, se contrôler. Cherchez le chaos par rapport à la poésie habituelle pour parler du malaise. Mais nous sommes déjà dans la seconde question ; pour la première, justifiez la forme en cherchant en quoi cette forme plus inhabituelle que d’habitude permet au poète d’atteindre son but : toucher, communiquer, faire passer ce malaise.
Ensuite, il faut aller au-delà de la forme pour répondre à la question globale « en quoi ce texte révèle-t-il le malaise de l’écriture poétique ? ». Tout d’abord, n’oubliez pas que dans un commentaire, il faut toujours allier forme et fond. Et n’oubliez pas qu’il s’agit de la confession de l’artiste (comme le dit le titre), confession qui porte sur l’écriture et son caractère malheureux. Le malaise de l’écriture poétique se traduit par la forme bien sûr comme déjà vue, mais aussi la construction du récit ; concernant le fond, ce sont les deux principaux points qui traduisent le malaise de l’écriture, alliés bien sûr au dénouement en lui-même, le sens de l’histoire racontée elle-même. A ces trois points il faut associer l’étude des sonorités (notamment assez dures, en ‘r’ par exemple), le vocabulaire, dur lui aussi, les métaphores et comparaisons (notamment l’image du bateau à la dérive), le lexique de la douleur, les apostrophes, rythmes binaires et interjections qui traduisent l’inquiétude, un manque de stabilité également, les impératifs dans le même ordre d’idée, qui conduisent aussi à l’échec final malgré tous ces ordres, la conclusion, pessimiste, proche du désespoir. Il y a encore d’autres éléments à creuser et relever, comme l’enveloppe religieuse, un peu mystique, qui traduit aussi un besoin de reconnaissance, de spiritualité etc. donc toujours d’être rassuré à cause de ce malaise.
En résumé, vous avez d’un côté des arguments de fond (structure, idées, histoire etc.) et de l’autre tout ce qui touche la forme (lexique, sons, métaphores, indices grammaticaux etc.). J’ai essayé de vous faire repérer les principaux ci-dessus, vous avez normalement de quoi approfondir les points principaux et essayer ensuite de trouver d’autres pistes éventuellement. Maintenant que vous voyez mieux les éléments à mettre en lumière pour traiter le thème, le type de commentaires à faire, vous pouvez construire votre devoir. Evitez le plan en deux parties fond / forme, car c’est un peu trop séparé comme interprétation. Orientez-vous plutôt vers quelque chose de thématique par exemple la souffrance et la douleur, puis la tristesse (ce qui est différent : le premier point est pus violent, comme quand on crie, le second est plus un vague à l’âme intérieur et global etc.).
Pour faire un dernier écho à votre demande, vous avez donc les pistes pour justifier la forme du poème puis les éléments principaux pour traiter la problématique ; avec ceci, vous ne devriez pas être hors sujet. Il vous reste ensuite à approfondir chacun des points pour finir de les classer entre eux et ordonner vos paragraphes. N’oubliez de justifier toutes vos analyses en vous appuyant sur le texte, c’est important pour être convaincant.
Vous avez les éléments de base et votre introduction prouve que vous avez la méthode pour les ordonner et ensuite rédiger votre devoir. Une fois ce devoir rédigé, vous pourrez toujours si vous le souhaitez le soumettre à une question de type « correction » pour obtenir un avis personnalisé et une correction du plan, de la rédaction etc.
Je vous souhaite bon courage pour ce travail.