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Question posée : Dissertation   -
- Type de demande : question

Le critique contemporain Maurice Blanchot affirme: "Tout commentaire d'une oeuvre importante est nécessairement en défaut par rapport a cette oeuvre, mais le commentaire est inévitable".
Vous expliquerez pourquoi les informations suer l'auteur, sur les circonstances de l'ecriture et de la publication d'une oeuvre , les commentaires critiques qu'elle a suscitées sont indispensables a une lecture approfondie.

J'aimerai que vous me donniez un plan détaillé a suivre avec des arguments et des exemples ainsi qu'une introduction si possible Merci ...

- Réponse de nos Cyberprofs

Selon M. Blanchot, une oeuvre aurait toujours en elle une part irréductible au commentaire, mais nécessiterait malgré tout ce commentaire. C'est ce paradoxe qu'il nous faut ici interroger, paradoxe constitutif de toute lecture.
A quoi sert le commentaire? Il dévoile en quelque sorte l'oeuvre et permet surtout les lectures dénaturantes, les interprétations fausses qui ne respectent pas l'intégrité de l'oeuvre. (première partie). Ainsi la lecture de Rabelais nécessite une bonne connaissance du contexte de rédaction : non seulement pour la compréhension littérale (la langue du XVIe s est difficile), mais surtout pour saisir toute la portée satirique de l'oeuvre (qui en constitue le principal attrait) : Rabelais est en révolte contre un certain nombre de normes qu'il "brise" par l'écriture et le rire naît surtout contre ces "autorités". Voir dans le "Quart Livre" les chapitres sur les "Quaresmeprenant", c'est-à-dire les catholiques trop radicaux. Ainsi des oeuvres peuvent rester totalement opaques sans le commentaire : la poésie de Mallarmé... (trouvez vos propres exemples). Enfin, une lecture naïve peut dénaturer la nature même de l'oeuvre : par exemple une lecture naïve de "madame Bovary".
Mais le commentaire n'est-il pas un obstacle l'immédiateté de la relation avec l'oeuvre dans la lecture? Peut-on vraiment penser une lecture de type "aristocratique" ? On enleverait alors toute valeur à la lecture simple, à la lecture courante. Le sujet emploie d'ailleurs le terme de lecture "approfondie"... Dans cette deuxième partie, il faudra parler du charme immédiat de l'oeuvre sur son lecteur : ce charme (trouver des quelles façons il opère) permet une lecture qui n'a sans doute pas moins de valeur d'une lecture approfondie.
Dans une dernière partie, nous nous interrogerons sur cette part d'irréductible" dont nous parlions en introduction. De quelle nature peut-elle être? Est-ce la lecture "naïve" qui peut permettre d'essayer de cerner cet irréductible?

Voilà les grandes lignes de la réflexion à mener. c'est à vous maintenant de vous approprier ces pistes pour construire votre propre réflexion.

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