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Question posée : Dissertation   -
- Type de demande : question

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Question posée le : 16/02/2003
Matière : en français / lettres
Type de question : question
Titre de la question : Dissertation
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- Sujet:Dans un essai intitulé en écrivant, en lisant , publié en 1981 Julien Gracq remarque:"Une livre qui m'a séduit c'est comme une femme qui me fait tomber sous le charme: au diable ses ancêtres ,son lieu de naissance ,son milieu , ses relations , son éducation, ses amis d'enfance!"
Les informations suer l'auteur d'une oeuvre et les circonstances de son élaboration sont-elles a votre avis inutiles ou indispensables a sa comprehension?

Ce que j 'attends de vous cyberprofs c'est un plan détaillé avec des arguments et des exemples(je ferais la rédaction) et si possible une introduction.C'est la première dissertation que je fais et je ne sais pas du tout comment m'y prendre. Merci
Avant de vous donner un plan détaillé, il faudrait d'abord que je vous montre comment élaborer une problématique capable de construire une vraie réflexion. (c'est là le plus important, le plan n'en est que la conséquence). En outre , je ne suis pas là pour travailler à votre place...
 (...) - 

 

Bonjour ! Voici ma réponse...

Mon Cyberprof Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.


Avant de vous donner un plan détaillé, il faudrait d'abord que je vous montre comment élaborer une problématique capable de construire une vraie réflexion. (c'est là le plus important, le plan n'en est que la conséquence). En outre , je ne suis pas là pour travailler à votre place...
Gracq compare la relation au livre à la relation amoureuse : la séduction opérée rend inutile toute autre considération. Le livre se suffit à lui-même et le lecteur n'a pas besoin d'information supplémentaire pour se laisser emmené. Les termes employés par Gracq (séduction, charme) définissent un mode de relation singulier du lecteur à l'oeuvre : il y aurait quelque chose de "magique", d'immédiat... La question posée ensuite parle de "compréhension" : la problématique est alors légèrement déplacée : Gracq ne parle pas de compréhension mais de séduction. On peut aimer un livre sans tout comprendre. Nous sommes là au coeur de la problématique : il existe sans doute différentes lectures possibles d'une même oeuvre, différents niveaux de lecture pour reprendre le terme courant (même s'il n'est peut-être pas le mieux adapté ici - il faudra s'unterroger là-dessus aussi).
Il faudra donc dans un premier temps s'interroger sur ce charme opéré par le livre sur le lecteur : un attrait immédiat qui n'a pas besoin d'éléments extérieurs au texte lui-même. (La lecture que l'on pourrait appelée immédiate ou non médiatisée). Ce charme agit grâce à la force de l'histoire par exemple : chercher un roman qui, ,même s'il se situe à une époque inconnue ou si son style est difficile, peut plaire par la force du récit (par exemple "la Princesse de Clèves" mais c'est à vous de trouver aussi...).
Mais ce peut-être aussi la langue de l'auteur qui peut charmer : chercher par exemple un poète qui, malgré les difficultés de la forme poétique, la complexité parfois des références utilisées, charme - ex : Baudelaire. En fait, ce qui charme, c'est la capacité d'une oeuvre à emmener son lecteur dans un monde singulier (Gracq parle dans le même ouvrage d'entrer en "Stendhalie" quand on lit Stendhal). Il s'agit donc d'un effet global, difficile à localiser... (troisème paragraphe de votre première partie)
Mais la lecture ne peut-elle pas être amputée si la compréhension n'est pas complète? On peut être charmé, mais faire une lecture fautive qui dénature d'une certaine façon l'oeuvre.(deuxième partie). Pour comprendre Rabelais, il faut un minimum de références et d'outils concernant la langue. (premier paragraphe). Mais surtout le plus délicat concerne les lectures fausses : lire "Madame Bovary" en s'identifiant totalement au personnage principal, c'est dénaturer le roman de Flaubert, ne pas en saisir toute l'ironie, toute la critique de l'"âme romantique" qui y est faite.... (troisième parapraphe)
Enfin, dans une dernière partie, il faudra s'interroger d'un point de vue plus "théorique" sur ce que peut être la lecture et faire un sort à l'idée de "niveaux" de lecture.

Voilà en gros le cheminement possible de la pensée. le plus important est de vraiment construire argumentativement votre propos et de ne pas juxtaposer les idées et les exemples. Vous devez démontrer.

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