Type de demande : question
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Dissertation de classe préparatoire
Ronsard et l'imitation des anciens
Correction d'une dissertation (URGENT)
Je réécris oubliant de vous faire parvenir les quelques arguments que j'ai pu trouver :
1. Le livre offre effectivement une culture "en conserve" comme le suggère J.Giono
- tout d'abord, un livre ne peut englober tous les aspects d'une culture, il ne la représente donc pas ou mal.
- ensuite,
- enfin,
2. D'un autre point de vue le livre n'offre pas une culture dite de "conserve"
- tout d'abord
- ensuite, un livre traduit un regard subjectif sur le monde et sa culture et n'est donc pas une vérité
- enfin, un livre transmet les écrits du passé, il transmet par son intermédiaire une culture et une société antérieure, qui sera nécessaire à l'élaboration d'une nouvelle. "
(...)
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Bonjour ! Voici ma réponse...
Si tu souhaites approfondir le sujet, n'hésite pas à poser ta propre question.
Il faut définir le sens de la métaphore "en conserve", au besoin en jouant dessus (y a-t-il une date de prescription au-delà de laquelle les livres se périment ? Des conservateurs ? Quels seraient les "produits frais" à leur opposer ?). On pourrait gloser ainsi la formule : les livres livreraient un condensé, ou un instantané de la culture d’une époque prise sur le moment, mais en cela manquerait de fraîcheur car cela serait d "réchauffé", et éventuellement une culture périmée, qui n’a pas évoluée entre temps. On reprocherait implicitement à un livre d’être figé dans le temps, de livrer des saveurs anciennes certes, mais aussi de n’être pas d’actualité. Les livres sacrifieraient la fraîcheur de la fleur du temps à des procédés de conservation (mise en forme, procédés narratifs, style) qui enlève au contenu sa primeur pour l’emprisonner dans un contenant stérilisée. A quoi s’oppose le livre ici ? Au journal, qui suit les primeurs des nouvelles – mais fâne avec elles ? Aux magazines qui captent l’air du temps de la culture ? au cinéma, qui peut recréer le passé et dont les techniques évoluent davantage ?
Dans ton plan, l’idée de conservation des idées et de la culture du passé me semble être un trait certes positif, mais aussi à mettre sur le compte de cette culture "en conserve" : c’est parce que le livre est de la culture en conserve qu’elle préserve si bien les moeurs et la culture d’une société éloignée.
Quelques idées : le livre (comme tu le suggère en parlant de subjectivité) est-il seulement le médiateur d’une culture, ou bien également le produit d’une imagination personnelle, d’une sensibilité ? Il peut aussi être projection d’un idéal (conte philosophique, science-fiction), construction imaginaire, ou posséder un contenu et une forme qui dépasse le temps et la spécificité d’une culture donnée, d’un contexte de parution pour toucher l’humanité dans ses problématiques atemporelles (réflexion sur les valeurs, sur la finitude, hisoires d’amour, mythes qui dépassent leur inscription historique). C’est le rapport du livre au temps, et à la culture considérée comme une entité figée dans le temps et propre à une seule société qui est à remettre en cause. Le livre peut être médiateur culturel justement parce qu’il dépasse les contingences culturelles pour s’adresser à tous, par delà les époques et les continents.
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