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Sujet / exercice : texte argumentatif besoin d aide
Posée le :
Type de demande : Question simple
ire,
inconséquent ; tout est hasard. La destinée des femmes varie autant
que peut varier le caprice d'un individu, contenu, il vrai, par la
douceur des moeurs, mais en dernier ressort maitre absolu ; et le
plus souvent l'homme, qui ne devrait avoir que des rapports d'égalité
avec sa compagne, demeure dans des rapports de supériorité qui
faussent les indications de la nature. La loi et les coutumes ne lui
donnent, suivant le rang qu'il occupe dans la hiérarchie sociale,
qu'une servante utile ou une esclave gracieuse ; il en résulte que
ses devoirs envers elle participent plus de la paternité que de la
fraternité ou conjugalité. La femme, dix-huit siècles après la venue
du Christ, montre encore tous les vices de l'esclave et tous les
défauts de l'enfant : l'esprit de vengeances et de mensonge, dans les
classes
inférieures dans les rangs élevés de la société, une mobilité
impérieuse, des
goûts frivoles, des caprices cruels ; partout la perfidie.
Rien de plus contraire à
la noble paix de l'union conjugale et a la sécurité de la
paternité, qui reposent
entièrement sur la loyauté de l'épouse. Mais le mai
aujourd'hui est si enraciné,
qu'il faudra la volonté constante de plusieurs générations, e
t-être, pour que la
femme soit rendue à sa déstination naturelle dans l '-association
humaine et
n'annonce encore parmi nous que cette volonté soit sérieuse. Quelques
protesta-
tions isolées que 'très pieu `e nous ont voulu entendre, quelques
dithyrambes
admirésQoubliés aussitôt, d'illustres exemples qu'on affecte de
trouver dan-
gereux, ont servi de texte aux conversations des oisifs ; mais les
hommes de
pensée et d'action, les philosophes et les politiques, ceux qui
mènent l'opinion
et qui changent les lois, n'ont point daigne 'méditer une question à
laquelle
semble s'être attaché, en France surtout, je ne sais quel ridicule
qui suffit 'à
effaroucher les plus braves et semble devoir juger en dernier ressort
ce grave
problème auquel est attaché tout l'avenir de la société.
Rien n'est plus neglige ou pllus inconsidérément dirigé que
l'éducation des
femmes. que veut-on . je doute qû' on lé sache bien: Que,doit-
on vouloir selon
la raison ? Que doit-on faire selon le préjugé ? Dans
l'impossibilité d'accorder ces
deux puissances irréconciliables, on laisse tout au hasard :
on ne donne point
d'armes aux caractères forts que a lutte ennoblirait ; on
livre les faibles sans
o défense à toutes les vicissitudes de la destinée. Seulement
on est tombé d'accord pour exiger de toutes les femmes,
systématiquement, aveuglément, sans égard aux radicales dissemblances
de sature, deux vertus négatives, la chasteté et la résignation,
moyennant quoi on les tient quitte du reste. Mais, comme nulle vertu
ne se peut soutenir seule, sans l'assistance des autres 19 surtout
sans l'ac
5 quiescement de la raison, il advient que chez 1 plupart la
résignation tourne en hypocrisie, la chasteté en hauteur acariatre ,
et qu en pensant assurer la tranquillité des familles, on y a jeté un
ferment de désunion, de trouble et de malheur."
"
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