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Anglais > Fiche sujet expliqué

Sujet / exercice :  trouver une problematique
Posée le : 22/04/2008
Type de demande : Question simple

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je dois faire commentaire d'un document sur un article "the man who would be king" par Nick Cohen(british journaliste) dans "the new statesman publie au 6 mai 2002.
est ce que vous pouvez me donner quelques exemples de problematique (qui est essentiel pour le commentaire) et dire la theme general?
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je vous remercie par avance ... ... 
Bonjour,

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He holds cabinet meetings that last half an hour, and gives power to men accountable to nobody but himself: Tony Blair is not a president, he is a monarch. By Nick Cohen
The fifth anniversary of his accession to power is as good a time as any to ask: what is Tony Blair? His opponents on the left and right have raged against his immorality and hypocrisy, but more telling are the opinions of colleagues who once admired him. For the past few months, Channel 4 has paid me to interview smart but reasonably loyal Labour MPs. All are alarmed. None believes the Prime Minister is a prime minister in the traditional sense of a primus inter pares. Margaret Thatcher felled that notion, and Blair has finished it off.
Like everyone else, I'd accepted the commonplace that cabinet government is dead, but it was nevertheless disconcerting to stand with a camera crew in Downing Street and film ministers shuffling into No 10 for a cabinet meeting and shuffling out after 35 minutes - barely enough time to pass round the ginger nuts.
Charles Clarke defended Blair's style of government, as the chairman of the Labour Party must, but told me the cabinet was never invited to vote on the direction of government policy.
In these circumstances, it's remarkable that cabinet meetings last five minutes, let alone 35. .
The government's decision to allow the chairmen and women of select committees to interview the PM was nowhere near enough to satisfy the minority on the Labour back benches who can utter a sentence of their own without the permission of the whips. The most radical among them want a complete separation between government and legislature.
If Blair is not a prime minister who can be checked by the cabinet or parliament, the question remains: what is he? "A president" is a good answer.
The only difficulty with the presidential answer to the what-is-Blair question is that there isn't a democratic president on earth who wouldn't give his eye-teeth for Blair's power. However mighty the US or French presidents may seem, they can't put their toadies in their equivalents of the House of Lords without asking the permission of the electorate. Presidential republics are bound by written constitutions. Britain is, notoriously, a monarchy.

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Bonjour,

Ta question porte premièrement sur le thème général de l'article, ensuite sur une problématique qu'on pourrait en dégager pour l'étudier.

Alors tout d'abord, en une phrase, l'article critique Tony Blair pour sa façon d'outrepasser sa liberté d'action constitutionnelle.
Partant d'un fait (un conseil des ministres court d'une demie-heure) et d'une interview que l'on devine (à travers l'évocation de Charles Clarke), Nick Cohen présente son point de vue sur la façon de gouverner de Tony Blair. Selon lui, le PM dépasse ses fonctions, s'arrogeant des responsabilités que son titre ne lui accorde normalement pas. Mais surtout, les méchanismes habituels de contrôle du chef du gouvernement seraient tous contournés : le gouvernement ("cabinet") n'a pas plus droit au chapitre que le parlement ("legislature").

Les problématiques qu'on peut sortir de cet article peuvent être de différents ordre, je pense. A toi de définir le type de lecture selon ce qui vous est demandé et ce que tu préfères.

On peut par exemple étudier le texte sous son aspect stylistique, en étudiant la façon dont l'auteur maintient un rythme ou en analysant l'humour.

Concernant ainsi "la critique sous-jacente" de cet article, on peut distinguer différents éléments littéraires ou journalistiques :
* Une question rhétorique : "What is Tony Blair ?". Après une surenchère, la question devient une boutade quand il en fait autre chose qu'un premier ministre, et plus encore quand il en fait un monarque - au pays de la monarchie constitutionnelle !
* Des piques très implicites (le fameux "British humour") : "smart but reasonably loyal Labour MPs" sous-entend en quelques mots combien l'auteur estime la classe politique, ou du moins le Labour Party.
* La dérision, lorsque la sainte "House of the Lords" est moralement réduite à un cercle de flatteurs.

Davantage sur le fond que sur la forme, on peut aussi discuter le fait politique qui est décrit et décrié. Les problématiques peuvent alors être plus ou moins en accord avec le texte :

- "Nouveau mode de gouvernance ou dérive de la démocratie ?" permettrait de discuter du poids politique de la tête du pays, en reprenant notamment la comparaison de Cohen entre les présidents américain et français et le PM britanniqu
e.
- Une critique de l'article, qui soulignerait que le journalistre généralise à partir d'un détail (la durée d'une réunion de travail) et d'une confidence (celle de Charles Clarke). On pourrait alors excuser Tony Blair par ce que son gouvernement a réussi à faire (?) pendant ses mandats successifs.
- Enfin, sur un plan politique qui me dépasse, on pourrait discuter de la légitimité de "diriger par décrets", comme cela a été reproché à Dominique de Villepin en son temps.

En espérant que ces quelques exemples t'ouvrent différentes voies pour la dissection de l'article ou son élargissement, bon courage !
GCB
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